Réunis autour de Thierry Foucaud, le maire de Oissel et conseiller général de Saint-Etienne du Rouvray, les 1ers magistrats d’Authieux-Port-Saint-Ouen, de Saint Aubin Celloville, d’Ymare, et de Tourville-la-Rivière, considèrent que les propositions actuelles de tracés pour le contournement Est de Rouen risquent «de défigurer» leurs agglomérations respectives. Ils se sont réunis à Oissel pour dire non à ce projet «en l’état».
Le but : allèger le trafic
Cette rocade a pour but de raccorder l’A28 et l’A13 par une route 2×2 voies. Selon Thierry Foucaud, il en résulterait «un allègement du trafic de camions pour l’agglomération rouennaise, en particulier au niveau des quais de Seine ainsi qu’ une meilleure desserte des zones industrielles et portuaires».
De même, selon l’association APACHE (Association Préservons un Air de Campagne aux AutHieux Port Saint Ouen et son Environnement), cette bretelle «aura pour bénéfice de mieux desservir les zones d’habitation et d’activité du plateau Est par une plus grande fluidité à partir des axes privilégiés existants que sont les N31, N14 et N15».
Pas de tracé définitif
En 2005, à la suite de débats publics impliquant les financeurs de ce projet à savoir l’État, la CREA, la Région et les conseillers généraux de 30 agglomérations, une décision collective a déterminé un tracé de référence. Un tracé peu impactant grâce à des aménagements tels que des tunnels pour les communes rurales.
Seulement, ce 1er tracé traversait un espace protégé «Natura 2000» abritant la violette de Rouen, une espèce défendue par les associations écologistes rouennaises…
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, a donc demandé à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement) de nouvelles études au grand dam des riverains et des élus. Avec toutes ces variantes, Thierry Foucaud craint en effet «de voir s’échapper des projets de développement industriel». Par ailleurs Thalès Air System, implanté sur la zone industrielle d’Ymare et Europac installé à Saint-Etienne du Rouvray auraient un avenir incertain avec l’un des tracés proposés…
Les élus du plateau Est refusent donc que leurs administrés soient considérés par l’État «comme des citoyens de 2de zone» auprès desquels les discussions qui ont précédé le choix du tracé n’ont eu qu’une valeur accessoire.
Accompagnés par l’association APACHE ainsi que de riverains, ils se réuniront régulièrement «pour faire entendre leurs voix par le biais de pétitions», des rencontres éventuelles avec la ministre de l’écologie et des actions plus spectaculaires encore en discussion.