Acte 2 du jumelage franco-allemand

Saint-Étienne-du-Rouvray et Nordenham ont confirmé leur jumelage le 3 mars, par une amicale cérémonie de signature. Les maires des deux villes ont dévoilé une plaque affichant les jumelages aux entrées de notre commune. Visite d’une exposition d’histoire, rencontre avec les professionnels de l’Ehpad Michel Grandpierre, pose d’une plaque de jumelage avant la signature officielle et les échanges de cadeaux… il y eut ensuite une rencontre avec les associations, suivie d’une découverte en bateau du port de Rouen. La délégation de notre jumelle allemande, Nordenham, menée par le maire, Hans Francksen, n’a pas chômé pendant ses trois jours de visite début mars. C’est qu’à côté de la réaffirmation de la charte de jumelage, il s’agit aussi de renforcer la connaissance mutuelle de ce qui se fait dans les deux villes. La visite de l’Ehpad par exemple s’est conclue sur la promesse d’échanges entre professionnels sur la maladie d’Alzheimer, Nordenham vient de se doter d’un centre de formation sur ce sujet. Des échanges entre les conservatoires de musique, entre historiens, entre des clubs sportifs, sont aussi en cours. Lors de la signature de la charte, mise en musique par le conservatoire qui a présenté plusieurs œuvres chantées de Kurt Weil, le maire , Hubert Wulfranc a souligné que "cette signature est l’aboutissement d’un long travail de construction d’une amitié. Au delà des mots, le jumelage va se traduire en actions". "C’est notre devoir d’élus de faire vivre ce jumelage, c’est quelque chose d’important entre citoyens témoins du monde", lui a répondu Hans Francksen. Yann Ede et Jacques Dutheil, responsables respectifs des comités de jumelage ont parlé aussi d’amitié et de projets, sous l’oeil bienveillant des représentants du comité Basse-Saxe Normandie. Le jumelage entre les deux régions existe en effet depuis 1958 et Saint-Étienne-du-Rouvray fait désormais partie des quelques 85 villes de Normandie jumelées avec une ville de Basse Saxe.
Une habitante du quartier Hartmann, Madeleine Coquatrix, a tenu à remettre au maire de Nordenham ses souvenirs de la guerre de 1940/45 qu’elle a vécue en partie en Allemagne, ce qui a fait dire à Klaus Francksen : "après 12 ans de dictature qui a mis à feu et à sang l’Allemagne et toute l’Europe, c’est notre devoir de bâtir une Europe pacifique et amicale".
Prochainement Nordenham accueillera l’exposition stéphanaise autour du dessin de presse réalisée pour Normandie impressionniste et Saint-Étienne-du-Rouvray a fait don à Nordenham de lithographies d’artistes de l’UAP. Le comité de jumelage souhaite mettre en place un séjour de vacances pour les jeunes, qui pourrait être organisé alternativement des deux côtés du Rhin.

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