Nous avons la chance de vivre sur un beau territoire. Je le dis souvent. Nos paysages ont inspiré de nombreux artistes et continuent d’en inspirer de multiples, professionnels et amateurs. Pas étonnant que l’agenda de nombreuses communes, petites et grandes, réserve un temps à un salon, à une exposition de peinture. J’ai récemment eu le plaisir d’assister à plusieurs vernissages, à St-Nicolas-de-Bliquetuit, à St-Arnoult, à Barentin, à Limésy, à Sainte-Marguerite-sur-Duclair. J’apprécie beaucoup ces occasions qui permettent de montrer que les territoires ruraux ne sont pas imperméables à la culture et aux animations de qualité. A St-Nicolas-de-Bliquetuit, nous inaugurions le 4ème salon de peinture. Un rendez-vous assez récent mais la valeur n’attend pas toujours le nombre des années… Et le succès est là pour le confirmer. C’est une belle récompense pour les bénévoles qui s’y consacrent avec passion, notamment le couple Perchey, qui oeuvre sans relâche pour rassembler les artistes présents pour cette exposition.
A St-Arnoult, le salon de peinture et de sculpture existe depuis de nombreuses années mais entre 2007 et 2011, il n’avait plus lieu. Pour qu’il renaisse l’an passé, de nombreuses bonnes volontés se sont rassemblées autour de l’association “Fêtes et Loisirs” de la commune, de son président Régis Hauchard. Il y avait parmi elles, Gilbert Lorré, “le plus breton des habitants de St-Arnoult”, un homme très actif pour le centre de loisirs, ancien élu municipal et aussi artiste. En le choisissant comme invité d’honneur pour l’édition 2012 du salon, l’association “Fêtes et Loisirs” marquait, en quelque sorte, sa reconnaissance à cet homme qui s’investit beaucoup dans l’animation de la commune. St-Arnoult semble avoir renoué avec son rendez-vous culturel annuel. Le public était présent. Les partenariats, notamment celui avec le Foyer Saint-Onuphre, sont établis. Les artistes semblent ravis d’y exposer.
Il n’y a plus qu’à souhaiter longue nouvelle vie à ce salon ! A Barentin, ce sont les oeuvres de Jacques De Vos qui sont exposées jusqu’au 22 avril. Le public venu nombreux pour le vernissage traduit la réputation de ce peintre Barentinois. Nous nous sommes croisés souvent car il a été l’invité d’honneur de plusieurs salons où je me suis rendu. Il était notamment exposé à Yainville il y a quelques temps. Il a, dans cette commune du bord de Seine, deux inconditionnelles, en les personnes d’Anne-Marie Del Sole, la maire, et Evelyne Lapeyre, son adjointe chargée de la culture. Elles avaient toutes deux fait le déplacement jusqu’à Barentin pour apprécier les oeuvres exposées au Centre Culturel André Siegfried. Comme elles, j’ai particulièrement aimé cette exposition, où l’on retrouve les toiles que Jacques De Vos a réalisé en posant son chevalet, il y a quelques temps, à Barentin.
Bien sûr, la Chapelle Saint-Hélier, mais j’ai surtout retenu la rue Leseigneur et les colombages de ma permanence parlementaire ! A Limésy, c’est Frédérique Baray, là aussi, célèbre peintre de notre territoire, qui a été exposée du 7 au 9 avril. Beaucoup de monde était présent, autour du Maire, Joël Cois, de l’artiste et de ces élèves qui exposaient également leurs oeuvres. Cette élève d’Albert Malet a le sens de la transmission et sait partager son art, son savoir-faire. C’est une habituée des salons cauchois. Mais pas seulement. Ses oeuvres ont traversé les océans et les continents et ont pu être admirées à travers le monde. Une belle manière de faire voyager nos paysages car cette peintre décrit, par les couleurs et avec un immense talent, nos paysages. A Sainte-Marguerite-sur-Duclair, le vernissage avait lieu le samedi 14 avril. Cette année, les organisateurs ont choisi de mettre à l’honneur Charles Ducroux, un jeune peintre qui trouve son inspiration dans le mouvement et dans le blues. J’aime beaucoup son style et c’est un commentaire partagé par le public venu nombreux, et notamment les élus, au premier rang desquels, le maire, Patrick Simon.
J’ai retrouvé, avec plaisir, Patrick Morlet, qui est la clef de voûte de ce salon. Voilà plusieurs salons de peinture que j’inaugure à Ste-Marguerite et chaque fois, je séduis par l’idée de Patrick Morlet d’entrecouper son discours de petits intermèdes musicaux. Le vernissage mêle donc peinture, musique, mais aussi littérature car Patrick prononce toujours un discours très fouillé, faisant appel à de belles citations et à de belles références. Le mélange des arts fonctionne parfaitement et cela en fait une manifestation très agréable et très réussie.