«Respect, calme, bonne vision du jeu, et entraînement intensif » sont les qualités nécessaires pour devenir un joueur du tapis vert, nous confie Marc Boitard, 57 ans, passionné de Snooker, le billard anglais. Nous pouvons ajouter une connaissance parfaite des effets de rotation et du principe d’engrenage, c’est à dire les conséquences et les modifications de trajectoire sur chaque boule frappée ou effleurée.
Un sport noble
«Depuis ma découverte en 2005 d’un tournoi de Snooker sur Eurosport, je me suis mis à fréquenter les salles de billard de Rouen, à participer à des compétitions régionales, puis à prendre des responsabilités dans le Snooker Club Rouen», raconte-t-il.
Ce sport d’adresse, qui tirerait ses origines du croquet (les nobles au 14e siècle, las de jouer sous la pluie, auraient créé leur terrain miniature : la table de billard), consiste à empocher toutes les boules, c’est-à-dire les faire tomber à l’aide d’une queue dans les différents trous qui entourent la table, avec des jeux différents selon les pays et des règles strictes.
Le Carambole (jeu français), le Snooker (jeu anglais) et l’Américain rassemblent à eux trois 130 licenciés dans notre ville et son agglomération, et un total de 828 joueurs inscrits pour la Ligue de Normandie de Billard. Nous avons même notre champion rouennais, Laurent Carcel, qui a disputé et gagné plusieurs Coupes de France.
Le club déménage
Le Snooker Club Rouen,créé en 1991, est le club qui compte encore le moins d’adhérents, «mais nous recherchons une salle qui pourrait nous permettre de nous développer, le but étant de faire connaitre ce sport méconnu à tous niveaux possibles : scolaire, handicapé, féminin…», explique Marc Boitard. Le président du Snooker Club Rouen, Matthieu Puskas, souhaite s’affranchir d’une salle commerciale «qui coûte cher» pour développer l’activité en partenariat avec des mairies de la périphérie de Rouen, la concurrence s’annonçant rude avec les clubs existant dans la grande ville.
