La démonstration n’est plus à faire : le tourisme, au-delà de son caractère de découverte d’un territoire, revêt également un aspect économique primordial. Les élus des collectivités publiques le savent bien et s’efforcent année après année de développer l’attractivité de leur territoire : en clair, ils font tout pour multiplier les services et drainer vers la Seine-Maritime en l’occurrence, de plus en plus de touristes. Le président du Conseil général Didier Marie a dressé un bilan plus que satisfaisant de l’année 2011, appuyé dans son propos par Jean-Yves Merle et Jean-François Santais, respectivement président et directeur du Comité Départemental du Tourisme. Un constat chiffré qui s’est poursuivi avec les tendances du tourisme seinomarin de la saison 2012 et quelques annonces importantes qui devraient se concrétiser d’ici l’automne, telle une nouvelle marque touristique, visant à identifier différemment la Seine-Maritime.
• Des chiffres prometteurs
650 millions d’euros, dont 438 “purement touristiques” : tel est le chiffre d’affaire du tourisme en Seine-Maritime a annoncé Didier Marie, insistant sur le fait que ce secteur génère à lui seul sur le territoire 30 000 emplois. Le département séduit donc les touristes et les chiffres le démontrent aisément : le nombre de nuitées en 2011 a en effet fait un bond considérable, avec une augmentation de 10%. “Non seulement le nombre de nuitées a augmenté, mais également la durée moyenne des séjours qui passe de 3,4 à 3,9 nuits. Et à partir de 4 nuits, on devient un territoire de séjour, où les touristes s’arrêtent plus longtemps” se réjouissent les acteurs du tourisme seinomarin.
• Les Britanniques en tête
Sans surprise, ce sont toujours les ressortissants britanniques qui sont les plus nombreux à séjourner en Seine-Maritime : ils représentent 25% des touristes recensés, suivis par ceux des Pays-Bas (17%), de l’Allemagne et de la Belgique (14%). Les Espagnols et les Italiens deviennent également des fidèles de la Normandie seinomarine et représentent 4 à 5% des touristes pour 2011. 12% des personnes recensées sont issues des autres pays européens. Quant au reste du monde, il se chiffre à 9% de la fréquentation : dans ce nombre, on répertorie par exemple les Asiatiques, qui ne séjournent pas et viennent passer quelques heures maximum au cours d’un circuit. Précision intéressante : les Normands eux-mêmes sont aussi des touristes de leur propre région et demandeurs d’activité.
Le lin sur la côte d'Albâtre (photo Seine-Maritime Tourisme)
• Un département aux facettes multiples
Côte d’Albatre, Vallée de Seine, campagne : tous les paysages et modes de vacances sont possibles en Seine-Maritime, d’où cette expression volontiers utilisées chez les acteurs du tourisme, qui la qualifient de “Incomparable Normandie”. Il est vrai qu’au départ de Rouen, en passant des méandres de la Vallée de Seine, jusqu’à l’aiguille d’Etretat avec ses magnifiques falaises, et en faisant un détour par les campagnes cauchoises, brayonnes et de la Bresle, on peut à loisir trouver vacances à son pied en choisissant la Seine-Maritime. Sans compter l’offre d’hébergement qui réserve quelques petits nids insolites et charmants qui raviront les amateurs d’original. Des exemples ? Les cabanes de Fontaine-Châtel à Saint-Germain des Essourts (canton de Buchy), pour dormir dans une cabane au milieu de la forêt ; les tipis de Muchedent, situés dans une clairière de la Forêt d’Eawy qui vous donneront, en prime, l’occasion d’approcher des bisons…
• Du nouveau dès l’automne
“Depuis trois mois, une réflexion est menée autour d’une nouvelle identité touristique pour la Seine-Maritime, le but étant notamment de donner une image plus contemporaine, en plus de ce qu’évoque aujourd’hui notre région” précise Didier Marie. Un nouvelle marque d’identité seinomarine donc, qui devrait être présentée à l’automne prochain. A plus longue échéance, Jean-François Santais annonce pour sa part une information touristique avec encore plus de mobilité d’ici 2015 : “Avec smartphones et tablettes, les informations seront disponibles partout et en temps réel. Le client réclame aujourd’hui zéro inconvénient et 100% de services” constate-t-il, conscient que les nouvelles technologies, risquent bien d’effacer petit à petit les méthodes traditionnelles de recherche de séjours et autres réservations.
Isabelle VILLY