À 32 ans, cet « activiste du rap » autoproclamé « de la rive gauche », a sorti en 2011 une compilation des meilleurs morceaux auxquels il a collaboré, en tant que MC (N.D.L.R. : rappeur) et beatmaker (N.D.L.R. : producteur musical), avec des artistes des quatre coins du monde : Canada (Millen), Mexique (Crox), États-Unis, Belgique, etc… disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement légal. Il avait déjà autoproduit un 1er album intitulé « Street M” » en 2007, sur lequel il chantait et produisait certaines musiques.
Big M a commencé le rap en 1996. Au départ « pour amuser les copains du quartier à Saint-Etienne-du-Rouvray, où je faisais déjà du solfège depuis l’âge de 8 ans. »
Un an plus tard, il a rencontré Faîçal, de 255; il est ainsi « tombé dans l’émulation du rap rouennais… car, il y avait vraiment un super-engouement local à l’époque ».
Une quarantaine d’apparitions et projets divers, mix-tape, concerts, invitations sur des albums, Big M a développé tout un réseau de contacts. Il a ainsi produit le titre « 36th chambers » de Buddha Monk, un rappeur de Brooklyn, ou encore « It’s not the end » du New-yorkais Lino Cordova. « Je réalise actuellement un projet de 7 titres avec ce dernier » , note-t-il. Leur morceau « Running Rebels » est d’ailleurs disponible gratuitement sur Internet et Twitter.
Big M réalise parallèlement un « web-projet » en duo avec Four, un autre artiste originaire de Virginia Beach, qu’il espère sortir très prochainement en CD.
S’il s’intéresse donc essentiellement au rap et à la musique « de tous horizons », Big M n’oublie pas de travailler avec des rappeurs rouennais, tel Sektor ou Opaz, Nosif, etc… qu’il cotoie depuis plusieurs années.
Joseph CANU
