10h25.
Un peloton de 195 coureurs prend le départ de cette quatrième étape du Tour de France à Abbeville (Somme). Rouen est à 214,5 kilomètres. C’est la plus longue étape depuis le début de cette 99e édition du Tour de France.
Le parcours ? Il est relativement plat, avec quatre difficultés classées en 4e catégorie : la côte du Mont Huon (Km 38), la côte de Dieppe (Km 69), la côte de Pourville-sur-Mer (Km 74) et la côte de Toussaint (Km 148). Les coureurs roulent sous un ciel dégagé, avec une température d’environ 21 °C.
15h20.
Beaucoup, beaucoup de monde en Haute-Normandie le long des routes !
À 100 km de l’arrivée, l’écart entre les échappés (trois hommes en tête : Arashiro (Eur), Delaplace (Saur) et Moncoutié (Cof)) et le peloton est de 6′10.
16h.
La foule à Fécamp ! Il reste 75 kilomètres à parcourir. L’écart avec les trois échappés est de 7 minutes, mais va se réduire…
C’est le Japonais Arashiro qui remporte le sprint intermédiaire, sans combattre, devant Delaplace et Moncoutié.
L’arrivée à Rouen sera un terrain de jeu parfait pour les sprinteurs : 750 mètres de ligne droite… Le sprint intermédiaire du peloton, lui, est réglé par Mark Cavendish, (très) facile…
Le peloton sur le port de Dieppe.
16h20.
Des élus sont déjà sur place, à Rouen, sur la ligne d’arrivée. La future ex-maire de Rouen, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, doit les rejoindre dans quelques minutes. Elle est dans la voiture de Christian Prud’homme, directeur du Tour.
Les commentateurs commencent à évoquer Jacques Anquetil…
Extraits. « Pour son baptême du Tour en 1957, celui qui n’avait pas encore gagné le surnom de Maître Jacques remportait à domicile sa première demi-étape. Trois semaines plus tard, il achevait son premier Tour de France avec le Maillot Jaune sur les épaules. Le Normand n’avait pourtant disputé sa première course que six ans plus tôt, pour imiter son ami Maurice Dieulois, licencié à l’AC Sotteville d’André Boucher, et dont les succès lui attiraient des succès féminins ! (lire aussi ce Tchat, dans Libération)
Jacques Anquetil se révéla, dès ses débuts, un rouleur exceptionnel contre-la-montre, et dépassa bien vite son copain de collège. Maurice Dieulois n’a pas oublié les débuts de celui qui, à 14 ans, faisait toutes les semaines à vélo les 15 km qui séparaient son village de Quincampoix du collège où il préparait un CAP de tourneur-fraiseur. « Il descendait tous les lundis matin à vélo. À ses yeux, c’était uniquement un moyen de transport », racontait Maurice Dieulois. « Le jeudi après-midi, nous allions nous balader sur la route ou dans les sous-bois. Quelquefois, nous poussions jusqu’à la mer. Jacques était un homme de défis. Alors on se chatouillait souvent dans les bosses. Jacques ne voulait jamais s’avouer battu. »