Image impressionnante d'une tornade en formation, au moment où elle va rejoindre et toucher le sol.
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Tornades, orages, bourrasque de vent, tempête… l’arsenal de mots pour décrire les phénomènes impressionnants de météo ne manquent pas et sont de plus en plus relayés sur internet, via des vidéos réalisées par les témoins eux-mêmes. A Buchy, petite ville située à une demie heure de Rouen, de nombreux dégâts ont été occasionnés par le passage d’une tempête le week-end dernier, que les habitants ont tout de suite qualifiée de tornade. Mais des phénomènes du même genre ont également été observés sur la Seine, non loin de Rouen et également dans le département de l’Eure. S’agit-il vraiment de tornades, ou de mini-tornades comme on prend de plus en plus l’habitude de les nommer ? Un représentant de Météo France en Haute- Normandie, rappelle ici quelques principes.
“Mini-tornade” : un terme impropre
“Tout d’abord, il faut rappeler que tous ces phénomène sont liés à des orages. Ensuite, il faut savoir que le terme de mini-tornade n’a pas de sens en soi” souligne le représentant de Météo France, qui indique d’ailleurs qu’en guise de tornade, c’est le plus souvent de fronts de rafale qu’il s’agit. “Ces fronts de rafale causent autant de dégâts qu’une tornade” insiste notre interlocuteur. Ceci étant, les phénomènes de tornades existent bel et bien et une échelle existe d’ailleurs, qui permet de mesurer leur intensité. Il s’agit de l’échelle Fujita, du nom d’un chercheur américain Tetsuya Théodore Fujita, qui mesure les tornades en les classant de F0 à F5, prenant en compte la force du vent (de léger à incroyable) et les dégâts occasionnés (depuis les branches cassées, jusqu’au soulèvement et déplacement de bâtiments avec leurs fondations).
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Mais pour revenir aux phénomènes observés à Rouen et dans sa région, rien ne permet d’affirmer scientifiquement qu’il s’agit là de tornades, si ce n’est évidemment les témoignages. D’ailleurs, Météo France constate qu’en France, des tornades d’intensité F0 ou F1 se produisent tous les ans, mais que bien souvent elles passent inaperçues car survenant dans des zones rurales très peu habitées. Il ne faut pas non plus confondre le phénomène dit de “tuba” avec une tornade : le phénomène qui a pu être observé il y a peu de temps au-dessus d’Isneauville et de Bihorel par exemple. “On parle de tuba, quand des tourbillons de vent se forment, sans toutefois toucher le sol. La tornade, elle, touche le sol” précise encore le représentant de Météo France, qui insiste sur le fait que généralement, sous nos latitudes, ce sont bien les fronts de rafale qui occasionnent le plus de dégâts.
La tornade d’Hautmont dans le Nord
Notons encore que les tornades spectaculaires, comme on en voit souvent aux Etats-Unis, sont plutôt rares en France. Toutefois, une date reste marquée dans les mémoires : le 3 août 2008, la tornade de Hautmont, dans le Nord, causait la mort de trois personnes et entraînait de nombreux dégâts. Généralement, cependant, les tornades en France dépassent rarement l’intensité F0 ou F1 et comme elles sont de petites tailles et d’une durée de vie limitée, elle sont évidemment très difficiles à observer pour les spécialistes de Météo France.
Les tornades du continent américain
Ci-dessous, une image impressionnate de tornade, filmée sur le continent américain, régulièrement balayé par ces phénomènes météorologiques dévastateurs.
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Isabelle VILLY