« La ville vient de lancer une campagne de communication sur le civisme sur le thème de la propreté qui se déroule du 12 septembre au 24 octobre prochain pour sensibiliser au respect de l’espace public et créer une rencontre entre les équipes de la propreté et les habitants.
Dans le cadre de cette campagne une opération de « communication dans la rue » (street marketing) aura lieu les vendredi 28 septembre (de 13h à 18h) et samedi 29 septembre 2012 (de 11h à 18h) rue Eugène Boudin dont l’enjeu sera d’interpeler les promeneurs pour ouvrir avec eux un dialogue, susciter leur intérêt et leur faire découvrir les engins et les différents matériels utilisés par les agents de la Direction des Espaces publics et Naturels.
Une réunion d’information a eu lieu jeudi dernier pour les conseillers de quartier. Pour ceux qui n’ont pas pu venir à cette réunion et qui sont intéressés, vous êtes conviés, en tant que conseillers de quartier, à participer à cette opération et venir dialoguer avec les agents de la ville et les habitants. »
Par ces quelques lignes adressées aux conseillers de quartier, le Maire et sa première adjointe par ailleurs en charge du dossier depuis le début du mandat, entrent donc dans le vif d’un sujet défendu dans le programme de Rouen Motivée pages 24 et 25.
Faudra t’il y voir là encore un retard à l’allumage, le démarrage de l’opération prévu à 12H30 ne commencera finalement qu’à 13H30 par une arrivée tardive des édiles sensés lancer l’opération, à l’instar d’un problème récurrent et maintes fois dénoncé par les Rouennais dont ils laissent planer l’idée qu’à 18 mois de prochaines échéances il va enfin être pris à bras le corps, soit tout de même 4 ans après leur arrivée à la tête de l’éxécutif municipal.
S’il n’est pas question ici de dire que ces problèmes de propreté sont le fait de cette seule municipalité, force est de constater qu’à ce jour, malgré un investissement important des services et des employés municipaux, les incivilités perdurent.
L’opération « Rouen Ville Propre » est donc lancée, et on espère sincèrement qu’elle portera ses fruits.
Si l’achat de matériels neufs et performants est une bonne chose, il ne faut pour autant pas oublier le personnel et être à son écoute et le soutenir face aux incivilités mais faire aussi preuve d’imagination : des cendriers portables que nous demandions déjà depuis plus de deux ans font enfin leur apparition ; reste maintenant à aller à la rencontre des potentiels utilisateurs, à la sortie des lycées, mais aussi des établissements de nuits, même si à ce sujet, rien ne semble encore avoir été prévu…la sensibilisation des riverains par la mise en place d’un numéro d’appel qui ne soit pas surtaxé comme là aussi nous l’avions réclamé… Reste que pour certains contrevenants, malgré toutes les campagnes de sensibilisation passées et à venir, seule la verbalisation pourra venir à bout de mauvaises habitudes. Mais pour cela il faudra plus d’agents que ceux mis actuellement à traiter le problème, et surtout enfin vaincre cette fâcheuse tendance à ne pas vouloir toucher au porte monnaie des contrevenants, dès lors qu’ils ne sont pas des professionnels. Difficile de comprendre sans vouloir non plus rentrer dans le tout répressif, qu’il serait normal de taxer les automobilistes et leurs véhicules mal garés et de s’abstenir dès lors que l’espace public se trouve altéré.
Oui la propreté est l’affaire de tous, et de tous les instants. Et pour cela, au delà du personnel municipal et des moyens mis en place, il faut surtout un adjoint en charge motivé, responsable et disponible, s’occupant pleinement de cette fonction, car c’est bien là d’un temps plein dont il s’agit. Par le choix fait en 2008, et conforté par le changement de Maire en 2012, cette volonté de vouloir faire de la propreté une priorité municipale souffre d’un cruel handicap : une telle délégation ne peut être en effet exercée en dilettante, entre un mandat de premier adjoint, celui de conseiller général et de vice président d’agglomération.
Et c’est bien là aussi un problème…