ROUEN-Après son passage aux Talents France bleu en début d’année, Grégoire revient seul (ou presque) au Zénith pour faire la promotion de son dernier album : Le même soleil. Invitation au partage.
Côté Rouen : Vous êtes l’exemple de la réussite grâce au label My major company. Avez vous gardé des contacts avec ceux qui ont participé à cet envol ?
Grégoire : En fait je garde contact avec les personnes qui le désirent. Via un réseau social connu les gens me contactent assez facilement et je gère cela de façon assez personnelle.
– Comment préparez-vous vos tournées ? – J’ai la chance d’avoir une belle équipe autour de moi. Nous avons énormément de rendezvous pour voir comment faire, si l’idée qu’on veut faire passer sur le spectacle est réalisable. Je veux offrir quelque chose de convivial et de sympa à ceux qui viennent. Tout se passe dans une ambiance détendue. Je prends en compte les remarques écrites par mes fans au cours de la première tournée ou de la seconde.
Duo avec Goldman
– Sur votre dernier album, vous proposez un duo avec Jean-Jacques Goldman. Comment vous êtes vous rencontrés ?
– Nous échangions par mail et je l’ai rencontré physiquement lors de la tournée des Enfoirés. Ça s’est bien passé. J’avais déjà l’envie, là j’ai eu l’audace de lui proposer de chanter avec moi. Au moment de l’enregistrement, je lui ai demandé ce qu’il désirait faire. Il m’a répondu qu’il me faisait entièrement confiance. C’est un homme dont j’apprécie le travail artistique et la discrétion. – Votre chanson «Toi+Moi» a été chanson d’entrée du spectacle des Enfoirés, en 2009. Vous avez rejoint la troupe l’année suivante. Comment avez-vous reçu cette marque de reconnaissance ? – C’est l’honneur ultime d’une certaine manière que cette chanson parlant de solidarité soit sur le spectacle. C’est la place que j’avais rêvée. Mon intégration s’est bien passée ensuite. C’est une semaine de spectacles que nous faisons bénévolement pour ceux qui en ont besoin. C’est une euphorie, un état d’esprit. Nous sommes tous unis pour défendre une cause.
«Il faut arrêter de voir des détails» – L’Europe menace de ne plus verser ses fonds de solidarité aux associations s’occupant des plus démunis. Comment voyezvous la chose ? Je n’ai pas assez d’éléments en main pour m’exprimer sur la baisse des aides européennes consacrées aux plus démunis. Chaque gouvernement, quelle que soit sa tendance politique, élu démocratiquement par un peuple doit subvenir à ses besoins premiers qui sont de pouvoir manger et boire.
– Alors avons nous tous réellement le même soleil ? – D’un point de vue technique oui, ça devrait être le même soleil partout. Il faut arrêter de voir des détails, des barrières que les personnes se créent. Nous sommes tous sur la même planète, nous sommes tous des hommes et avons tous la même idée.
Le soleil sera le même pour tous au Zénith
– On dit le public rouennais critique, l’avez vous ressenti lors de vos précédents passages ? – Au Zénith, lors de la soirée des Talents France Bleu, ça s’était plutôt bien passé. Je n’ai pas ressenti ce caractère du public. Lors de ma première tournée, j’étais passé à l’Exo 7, ça avait bien fonctionné aussi. J’espère que tout se passera bien lors de ma prochaine venue. J’ai aussi un public convivial qui ne vient pas avec des idées de critique en tête. On s’appliquera tous à leur faire passer une bonne soirée.