Le
projet du gouvernement d’implanter des parcs éoliens sur la côte ouest de la
France est l’occasion de grandes manœuvres dans les groupes industriels français.
Ainsi Areva avait-il annoncé en septembre
dernier son projet d’implantation de deux usines de construction d’éoliennes
au Havre (pour plus d’info cliquez
ici).
Début novembre, c’est au tour d’Alstom d’afficher la
couleur : coupant la poire en deux, c’est à Cherbourg et à Saint
Nazaire que le groupe prend position.
Dans le port normand, Alstom implanterait la production de pales et de mâts
tandis que le port ligérien accueillerait la fabrication des nacelles et alternateurs
ainsi que les activités ingénierie off-shore.
Alstom se dit prêt à investir 100 M€ dans ces deux ports pour réaliser des installations
qui pourraient générer 1000 emplois directs et 4000 indirects.
Alstom
pose cependant une réserve à ce projet conditionné au résultat de
l’appel d’offres lancé en juillet par le gouvernement (l’implantation à partir
de 2015 de 600 éoliennes au large du Tréport, Fécamp, Courseulles, Saint-Brieuc
et Saint Nazaire : « Alstom a précisé qu’il réduirait ses projets s’il n’obtient
pas la moitié de l’appel d’offres (1500 MW) dont le résultat est attendu pour
avril » note le quotidien FilFax (5 novembre).
Deux grands consortium sont donc en lice
: AREVA associé à GDF Suez et Vinci ; et EDF associé à Alstom , Poweo ENR, Nass,
Wind OffShore , au danois Dpng Energy et à l’allemand WPD Off Shore. Quelle
que soit la décision du gouvernement dans 5 mois, le groupe non retenu aura
droit à une seconde chance : un autre appel d’offres sera lancé en avril 2012,
portant sur une puissance comparable ( 10 md €) avec, cette fois ci, des débouchés
à l’export.