A l’occasion du conseil municipal du 23 novembre dernier, ont été débattues de ce que l’on appelle les orientations budgétaires, 5e feuille de route de la mandature. Comme chaque année il revêt une importance particulière, car il précède l’adoption du budget de l’équipe municipale, et pour 2013, le dernier en année pleine.
Et cette année encore, nous n’avons pas été déçus : en 2011, avec le gouvernement précédent, l’actuelle équipe municipale protestait contre l’Etat qui faisait des économies « disproportionnées » et d’autant plus disproportionnées que les collectivités « ne concourent qu’à hauteur de 0,1 % du déficit public et de 10 % à la dette publique globale » et pestait contre « des mesures d’austérité imposées aux collectivités locales » en évoquant un « Budget de Résistance ».
Un an plus tard, ce « Budget de Résistance » est devenu un « Budget de Consolidation », alors même qu’avec le gouvernement de François Hollande, la diminution des dotation de l’Etat est passé de – 250 000 € en 2012 à – 600 000 € pour 2013 soit une baisse majorée de 250 % !
La Ville de Rouen, que la Gauche n’a eu de cesse de qualifier de surendettée par la faute de Pierre Albertini entre 2001 et 2008 voit depuis son arrivée aux commandes l’endettement bondir de plus de 26 millions d’euros et même de plus de 12 millions d’euros entre 2011 et 2012 ! Certes, il y a eu 5,3 millions d’euros liés à la résorption des emprunts structurés mais pour autant restent 7 millions liés à une politique qui affichait l’ambition de « contenir l’endettement » !
C’est Bruno Devaux, pour notre groupe qui aura eu la charge de porter l’estocade, et sans exagérer, on pourra dire qu’il s’en sera tiré avec panache maniant l’humour que pour notre part nous avons toujours nettement préféré à l’agressivité.
Même si nous ne sommes pas nécessairement d’accord, c’est une question de respect du débat démocratique, quand ailleurs, malheureusement, cela ne se passe pas nécessairement de la même façon.