Un nouvel album plus rock. (Photo Ben Berzerker)
76actu : Deux ans d’absence de la scène pour Superbus. Que s’est-il passé pour vous pendants cette période ?
Jennifer Ayache : On s’est reposé car nous en avions tous besoin. Nous avons eu pendant ce temps, une vie normale. J’ai vu mes amis, ma famille, je suis partie en Belgique, j’ai travaillé sur un autre projet. Notre batteur s’est installé aux Etats-Unis. On ne se voyait plus, mais nous étions toujours en contact. Au bout d’un an et demi on s’est dit : « On s’y remet ? » J’avais déjà une trentaine de titres de prêts car je passe mon temps à écrire.
L.A. inspirations
On sait que les époques que vous traversez ou les villes sont vos principales sources d’inspiration. Est-ce que Rouen vous a inspiré un titre ?
Pour l’instant non. J’écris surtout sur les paysages et les époques qui m’ont marqués. Comme à Los Angeles, il y a plein de musique, j’ai puisé beaucoup d’inspiration là-bas. Et cette variété d’inspiration, ça fait notre marque de fabrique, on arrive à mixer des genres variés et proposer 12 titres différents par album.
Plus basique, plus brut
Par rapport à votre dernier album Sunset, celui-ci sonne plus rock.
Oui, nous avons voulu prendre à contre pied ce qu’on entend. Nous avons voulu revenir à quelque chose de plus basique, de plus brut. En ce moment, nous écoutons beaucoup de choses synthétiques. Nous voulions nous replonger dans des choses plus vraies.
Le clip À la chaîne :
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Plus vrai, et plus rock, notamment avec la participation de Richie Sambora sur un titre.
Il était dans un studio à côté du notre, à Los Angeles, et nous cherchions quelqu’un pour faire un solo. Lorsque nous l’avons vu on n’a pas osé y croire. Finalement nous avons pris notre courage à deux mains, nous sommes allés le voir, lui expliquant que nous étions un groupe français et que nous aimerions qu’il fasse un solo sur notre disque. Il nous a demandé d’écouter la musique, puis il a accepté. C’est une rencontre qui s’est faite le plus simplement du monde, mais c’est quand même le guitariste de Bon Jovi.
Whisper, le titre avec Richie Sambora :
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Aller enregistrer à Los Angeles, c’est un peu un rêve américain qui se réalise ? J’imagine que beaucoup de groupes rêvent de le faire.
Il y en a qui en rêvent, d’autres pas. Les Etats-Unis, ça me parle, je trouve que là bas, les gens donnent envie d’avancer, de faire de mieux en mieux. Ça fait du bien dans une période où on cherche des nouveautés dans les albums.
Billie Bush aux commandes
Billie Bush était aux manettes dans le studio. Comment l’avez-vous rencontré ?
Billie Bush nous a été présenté par sa femme, Shirley Manson, chanteuse du groupe Garbage, laquelle j’ai rencontrée par le biais d’un ami. On s’est dit : on essaie, après on verra où ça va. Nous avons bien fait d’essayer car nous nous sommes bien amusés à le faire, on ne s’est pas ennuyés. C’est un renouveau pour nous. C’est bien au bout de 12 ans d’existence du groupe. Un groupe, c’est un peu comme un couple, il faut un peu de renouveau.
Sur le Sunset Boulevard
Pourquoi avoir choisi la photo d’un coucher de soleil en couverture de votre album ?
Nous avons enregistré l’album sur le Sunset Boulevard un lieu mythique. En plus les couchers de soleil à Los Angeles sont incroyables. C’est une ville très grande et mélancolique. C’est tellement grand qu’on peut se sentir seul, perdu. L’album est ensoleillé lui-aussi et on peut également se sentir seul à le savourer.
Quels souvenirs gardez-vous de vos précédents passages à Rouen ?
Que des bons. À chaque fois c’était bien, les concerts étaient toujours archi-bondés de gens qui connaissent nos paroles et qui chantent avec nous.
- Informations pratiques :
Superbus au 106 de Rouen, le 1er décembre. Concert complet