Par ses propos provocants dans le journal Le Monde ce samedi, Yannick Noah a semé le trouble auprès de nombreux sportifs, éducateurs, dirigeants et dans toute la France sportive.
En tant qu’ancien champion, il connait parfaitement les méfaits du dopage sur les sportifs et les jeunes en particulier. La sincérité du résultat de la compétition est l essence même du sport, le dopage sa négation.
L ancien vainqueur de Roland-Garros a néanmoins le mérite de ré-ouvrir le débat sur le fléau du dopage, qui nuit gravement à la santé des sportifs et à leur avenir.
En collaboration avec le mouvement sportif, le gouvernement Jospin avait fait de la lutte anti dopage un axe majeur de sa politique et la France a largement contribué à la nécessaire prise en compte internationale du phénomène avec la création de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) en 1999. Si l’organisation du sport international souffre parfois de divergences, toutes les instances, tous les pays ont fait preuve sur ce sujet d’une collaboration sans faille depuis l’adoption du code mondial anti-dopage par l’UNESCO en 2005. Les sportifs du monde entier doivent aujourd’hui obeir aux mêmes règles et subissent les mêmes sanctions en cas d’infraction.
Il reste encore beaucoup à faire. Les méthodes de dopage sont malheureusement de plus en plus sophistiquées. Il faut donc gagner en efficacité scientifique, renforcer les moyens de l’ Agence Française de Lutte contre le Dopage, sanctionner l entourage des sportifs et accompagner toutes les initiatives du mouvement sportif. C est ainsi que nous soutiendrons l immense majorité de nos sportifs qui ne veulent pas voir ruiner leurs années d’ entraînement par des propos qu ils rejettent.
Ce que nous rappelle Yannick Noah, dans sa tribune par des mots excessifs, c’est que lutter contre le dopage est un combat de tous les jours, dans lequel il faut continuer de persévérer, et pour lequel une concertation internationale renforcée est plus que jamais indispensable.