La Cour d'assises de Rouen a infligé 18 ans de réclusion criminelle à Jean-Pierre Femel, pour le meurtre de son frère à Dieppe en mai 2010 (Photo : Informations Dieppoises)
La Cour d’assises de Rouen a condamné Jean-Pierre Femel à 18 ans de réclusion criminelle mardi 29 janvier 2013, pour le meurtre de son frère en mai 2010. Le procès de Jean-Pierre Femel s’était ouvert le 25 janvier à Rouen : il encourait une peine de 30 ans de prison pour le meurtre de son frère, Jean-François Femel, commis à Dieppe, en mai 2010. Il était défendu par maître Rose-Marie Capitaine.
Lundi 28 janvier, les experts se sont succédé à la barre, mais l’audience a été suspendue pour ce qui s’est avéré, un peu plus tard dans la matinée, être une fausse alerte au colis piégé. Une fois l’audience reprise, les médecins légistes ont rapporté à la barre que la victime est morte des suites d’une asphyxie.
Son frère retrouvé sans vie dans la baignoire
L’affaire remonte à la nuit du 22 au 23 mai 2010 : le corps sans vie d’un Dieppois de 53 ans est retrouvé aux alentours de 2 heures du matin dans la baignoire de l’appartement de son frère, situé au n°9 de la rue Pecquet à Dieppe, comme le relate l’hebdomadaire Les Informations Dieppoises. La victime fêtait ce jour-là son anniversaire et quand son corps a été retrouvé dans la nuit, il portait de nombreuses traces de coups sur le visage.
Rapidement, les enquêteurs soupçonnent le frère du Dieppois, Jean-Pierre Femel, d’être l’auteur des coups, d’autant que ses déclarations ne cadraient pas avec les constatations effectuées sur place par la police. Il avait par ailleurs déjà commis des violences par le passé. Jean-Pierre Femel a pour sa part nié les faits, expliquant à l’époque aux enquêteurs, que son frère et lui avaient eu affaire à des agresseurs un peu plus tôt dans la journée du 22 mai.
Trois jours pour décider d’une culpabilité
Les jurés disposaient de trois jours, pour juger si Jean-Pierre Chemel était coupable ou non du meurtre pour lequel il comparaissait : ils ont suivi les réquisitions du Procureur de la République, qui avait demandé une peine de 18 ans de prison.