Au Havre, la cité jardin structure sa défense

La première assemblée générale du comité de défense de la cité jardin a fait salle comble.

La première assemblée générale du comité de défense de la cité jardin a fait salle comble.


La résistance s’organise à Aplemont, un quartier du Havre. Les habitants de la cité jardin hostiles au projet de réhabilitation porté par le bailleur social, Estuaire de la Seine (lire notre article), ont structuré un comité de défense qui a été officialisé en janvier.
Afin de donner à entendre ses actions passées et futures pour contribuer à la préservation de la cité jardin, le tout nouveau bureau présidé par Gérard Levezier invitait, la semaine dernière, les habitants à une toute première assemblée générale.

Les propriétaires se mobilisent aussi

À la surprise générale, près de 150 personnes ont pris place dans la salle paroissiale. Preuve que la vigilance reste de mise en dépit de l’arrêt temporaire du projet de réhabilitation qui annonçait la démolition de 95 pavillons, la réhabilitation de 162 autres et la construction de 504 logements neufs, certains concentrés à l’intérieur de petits collectifs.
Pour les habitants et les riverains du quartier, cette nouvelle configuration a été perçue comme une véritable mutilation de la cité jardin.

« Restons mobilisés car le projet de démolition est retiré, mais, comme l’a souligné Édouard Philippe, maire du Havre, il faut penser à de nouveaux équipements publics et logements pour Aplemont. C’est pour cela qu’il faut rester vigilants et nous comptons sur vous pour nous soutenir », insistait alors le comité.

Dans la salle, les locataires du bailleur social, mais aussi de nombreux propriétaires, venus en soutien.

« Parmi eux, les propriétaires des fameuses meulières, ces maisons classées, qui ne comprennent pas qu’Estuaire de la Seine puissent ériger des collectifs à moins de 200 mètres de chez eux quant eux doivent respecter un cahier des charges pointilleux s’ils venaient à imaginer des travaux sur leurs maisons », commente Gwendoline Lelandais, chargée de la communication du comité de défense.

D’autres propriétaires s’alarmaient plus simplement de la modification de leur environnement proche, nullement intéressés par la perspective de voir leur vue bouchée par un immeuble, même si ce dernier n’est haut que de deux étages. La cité jardin, c’est presque exclusivement, une cité pavillonnaire.

La préfecture va être alertée

Le comité de défense a rappelé avoir manifesté son mécontentement au conseil municipal et le jour de l’inauguration du tramway, et demandé un entretien au bailleur social.
Un courrier resté encore sans réponse. Le comité s’apprête ainsi à demander audience à la préfecture pour défendre sa cité. L’heure des adhésions est maintenant ouverte afin de donner par le nombre plus de corps au combat du comité. «  À l’issue de la réunion, nous avions déjà recueilli plus de 40 nouvelles adhésions », se réjouit Gwendoline Lelandais.
Toute personne intéressée peut maintenant adresser une demande au siège social, 38 rue Raoul Ancel, au Havre. L’adhésion est de 20 euros pour l’année.

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