Vidéo. Petroplus : salariés et syndicats manifestent

 

Une trentaine de véhicules ont défilé tous klaxons hurlants dans les rues de Rouen jeudi 4 avril

Une trentaine de véhicules ont défilé klaxons hurlants dans les rues de Rouen, jeudi 4 avril


Une centaine de personnes et une trentaine de véhicules ont défilé et lancé des tracts dans les rues de Rouen jeudi 4 avril 2013 après-midi, lors de la manifestation des Petroplus. Objectif : inciter les habitants à soutenir les employés dans leur lutte pour conserver leur emploi à la raffinerie de Petit-Couronne.

Le secrétaire du syndicat CGT, Jean-Luc Brouté, a harangué les passants rue Jeanne-d’Arc :

Click here to view the embedded video.

Le cortège s’est rendu jusqu’à la préfecture et une délégation a été reçue par un membre du corps préfectoral.

« On nous a dit que c’était bien au juge commissaire de regarder les quatre offres de reprise de la raffinerie, et donc que l’administrateur judiciaire devait toutes les présenter », indique Jean-Luc Brouté, secrétaire du syndicat CGT à la raffinerie. « Cela va à l’encontre de ce qu’à dit Christophe Béjac, conseiller d’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif : il affirme que c’est l’administrateur qui doit présenter les offres au tribunal de commerce. »

« Les 4 offres doivent être examinées »

Car les salariés de Petroplus souhaitent que les quatre offres présentées vendredi 29 mars soient examinées. Or, seules les offres du panaméen, NetOil, et de la société pétrolière libyenne, Murzuq Oil ont été jugées recevables par les administrateurs judiciaires, mardi 2 avril. Celles de la société Oceanmed Seasky System Limited, basée à Hong Kong, et de la firme luxembourgeoise GTSA ont toutes deux été écartées.
À ce moment-là, l’intersyndicale s’était montrée plutôt satisfaite.

« Ce sont deux sociétés (NetOil et Murzuq Oil, ndlr) avec qui je travaille depuis des mois, avait souligné Yvon Scornet, porte-parole de l’Intersyndicale. Nous sommes très contents de cette décision. »

Finalement, les syndicats réclament l’examen de toutes les offres par le tribunal de commerce. « Parce que l’on sent le coup venir, on a l’impression que l’on nous enfume et on veut avoir toutes les chances de reprises avec nous. » Par ailleurs, la délégation reçue à la préfecture a obtenu la confirmation que la date butoir pour lancer la procédure de licenciement ne coïnciderait pas avec celle de l’audience du tribunal de commerce de Rouen le 16 avril. Elle sera fixée au 22 avril 2013.

De nouvelles manifestations les 9 et 11 avril 2013

Avant l’examen des offres par le tribunal de commerce de Rouen, mardi 16 avril 2013 – où 1 500 à 2 000 personnes sont attendues devant le bâtiment – les employés ne veulent pas faire retomber la pression : ils appellent à manifester avec eux dans les rues de Rouen mardi 9 avril, dans le cadre d’une journée d’action nationale. « Nous allons aussi manifester lors de la réunion de la Commission interministérielle de dépôt des hydrocarbures jeudi 11 avril, soit à Rouen soit à Paris », précise Jean-Luc Brouté.

  • Mardi 16 avril, rendez-vous est donné à 9h30. Ce jour correspond au dernier jour d’autorisation de poursuite d’activité de la raffinerie.
Articles créés 11333

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut