Les Alsaciens ont rejetté ce dimanche 7 avril le projet de fusion de
leur conseil régional avec les deux conseils généraux du
Bas Rhin et du Haut Rhin. L’Alsace ne sera 4 pas ce "laboratoire du changement".
Frileuse, la région conservera donc ses 20 millions de dépenses
de fonctionnement supplémentaires, ses onze sous-prefectures, en un mot
: son millefeuille administratif dont il faudrait pourtant se débarasser.
Le "oui" partait pourtant gagnant dans cette bataille pour la logique
et l’efficacité, mais plusieurs éléments ont probablement
joué les trouble-fête parmi lesquels la crise économique
et la crise politique. A ce titre, l’effet Cahuzac" n’a pas manqué
de décourager les plus motivés. Les abstentionnistes ont fait
la différence, signant ainsi la victoire de la France inquiète,
suspicieuse, qui ne croit plus guère en ses institutions et en ceux qui
les gèrent. Plus grave : à qui profite
cette douche froide pour la gauche ? Au Front national et au front
de gauche…
« L’Alsace sera la dérision de la France » a déclaré Guy-Dominique
Kennel, président (UMP) du Conseil général du Bas-Rhin, en apprenant les résultats.
Demain, la France qui a décidément encore manqué un rendez-vous,
sera peut-être la dérision de l’Europe…