Nul ne peut nier les effets positifs de la
décentralisation, notamment pour la gestion des équipements, les transports et les
infrastructures. Mais l’insuffisance des moyens
accompagnant le transfert des missions et des personnels et la confiscation des
pouvoirs par un petit nombre de décideurs
ont progressivement freiné tout appétit
pour une nouvelle étape. De plus, avec
l’aggravation durable de la crise et les politiques austéritaires et récessives qui l’accompagnent, nombreux sont les citoyens
qui réclament aujourd’hui un retour à
un État qui les protège des agressions qu’ils
subissent et de l’insécurité sociale qu’ils vivent. Décentraliser et réformer l’État en le démocratisant sont donc deux nécessités indissociables et indispensables. Dans cette situation,
la commune, lieu de proximité où peuvent s’exercer tout à la fois démocratie et solidarité et où foisonnent des aspirations
croissantes, demeure incontournable. Aussi, convient-il d’abandonner définitivement
le projet de réforme des institutions à la sauce libérale et d’engager
rapidement avec les élus, les citoyens, dans tous les territoires, un véritable
dialogue, afin d’initier un nouvel acte de la décentralisation qui prendra en
compte « l’humain d’abord ».
Jean-Luc Lecomte
Président du groupe Front de
Gauche
Du CRHN