Monet aux pixels est mort, vive la Cathédrale de Lumière !
Du 1er juin au 29 septembre 2013, un nouveau son et lumière sera projeté sur la cathédrale, soit pendant 107 soirées, en boucle, dès la tombée de la nuit, pour une durée de diffusion d’1 heure et 15 minutes environ par soir. Un spectacle haut en couleurs, dont les derniers réglages se sont effectués ce soir, et que nous avons pu voir en avant première.
Composé de deux créations originales, l’une intitulée « Première impression » qui a pour thème l’Impressionnisme et la seconde intitulée « Jeanne(s) » qui revisite le mythe de Jeanne d’Arc, son histoire et son épopée, celui-ci ne laisse pas indifférent. Les techniques ont évolué, et d’une diapositive figée sur la façade de Notre Dame, on est passé à quelque chose de plus vivant, de fluide, plus en phase avec ce qu’il se fait aujourd’hui par l’utilisation d’images animées et d’effets dynamiques et colorés.
On peut l’avouer sans se défausser, artistiquement, la Cathédrale de lumière nous a plu.
Pour autant, ce spectacle qui aura coûté 150 000 euros à l’Agglomération, permet pour le coup à celle-ci d’afficher son logo comme une grande pastille accrochée par un morceau de scotch à la façade occidentale de la nouvelle Créathédrale.
Rouen pour sa part aura vendu son droit à l’image pour un plat de lentilles bien qu’ayant fourni le matériel de projection pour un coût de 165.000 € et jouera à l’occasion du festival un second rôle pour lequel elle ne sera même pas citée. Et comme Rouennais et Conseillers municipaux, nous ne pouvons que le regretter.
Pour le coup, le temps d’un été, l’histoire aura été ré-écrite : Monet aura peint les Cathédrales de la Créa, et cela ne pourra déplaire à l’auteur du cabinet des douze.
Seul bémol toutefois pour les touristes et les non initiés : Mais la Créa c’est où et c’est quoi ?