Valérie Fourneyron muette sur le naming des équipements sportifs

(ANI 24/07/13)

La ministre des sports et élue rouennaise, Valérie Fourneyron, n’a répondu que partiellement à la question du député socialiste et voisin de l’Eure, François Loncle, sur « la marchandisation accrue du sport » posée en avril dernier. Dans sa réponse publiée le 23 juillet au Journal officiel, Mme Fourneyron détaille les effets de ce que l’on appelle “l’arrêt Bosman“ qui libéralise le marché des transferts. En revanche, elle ne dit mot sur la charge sans appel de François Loncle contre le “naming“ qui consiste à attribuer à une enceinte sportive le nom d’une marque ou d’une société. « À Rennes, au Mans, à Lyon, à Montpellier, à Rouen et ailleurs, les stades se réfèrent désormais à une compagnie d’assurances, une chaîne hôtelière, une firme chocolatière ou tout autre produit publicitaire », écrivait dans sa question M. Loncle, désignant ainsi le palais des sports de Rouen devenu “Kindarena“, du nom de la barre chocolatée de Ferrero. Cet opération au naming s’était fait sous l’autorité de Laurent Fabius alors président de la CREA et de Valérie Fourneyron, alors députée et maire de Rouen. Ferrero verse en échange 500.000 € par an à la CREA pendant 10 ans.

François Loncle déplorait « ce qui ternit l’image publique de cette activité physique, engendre des dérives néfastes, pervertit les valeurs que le sport est censé véhiculer ». La ministre des Sports évoque « la mise en place d’une mission d’évaluation relative au soutien du sport professionnel et à la solidarité avec le sport amateur ». Mais de la « déferlante publicitaire » dénoncée par le député, pas un mot !

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