A l’occasion du conseil municipal de ce 29 novembre, ont été débattues de ce que l’on appelle les orientations budgétaires, dernière feuille de route de la mandature. Comme chaque année il revêt une importance particulière, car il précède l’adoption du budget de l’équipe municipale.
Un document pour piloter l’action municipale, mais qui sur le papier va en s’amenuisant, quand en on passe de 27 pages en 2011 à seulement 12 cette année. C’est dire !
Et cette année encore, le crédo de la solidarité gouvernementale ne faiblit pas d’un pouce dans la tempête quand l’Etat versera 1,5 milliards d’euros en moins aux collectivités locales. On se souviendra qu’en 2011, avec le gouvernement précédent, l’actuelle équipe municipale protestait contre l’Etat qui faisait des économies « disproportionnées » et d’autant plus disproportionnées que les collectivités « ne concourent qu’à hauteur de 0,1 % du déficit public et de 10 % à la dette publique globale » et pestait contre « des mesures d’austérité imposées aux collectivités locales » en évoquant un « Budget de Résistance ».
La Ville de Rouen, que la Gauche n’a eu de cesse de qualifier de surendettée par la faute de Pierre Albertini entre 2001 et 2008 voit depuis son arrivée aux commandes l’endettement bondir de presque 30 millions d’euros même si on nous annonce, heureux hasard, une baisse de l’endettement pour cette année de presque 2 millions. Cette année oui, mais pas les années suivantes. Bref la dette à Rouen en 2013 c’est un peu comme les chiffres du chômage au niveau national, on annonce avec fanfare la décrue sans avoir vraiment une idée du sens de la courbe sur le long terme.
Même si nous ne sommes pas nécessairement d’accord, c’est une question de respect du débat démocratique, quand ailleurs, malheureusement, cela ne se passe pas nécessairement de la même façon.