Revue de presse sur offre de rachat de OTOR par David&Smith

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Nouvelobs.com 7/7/2010  par Aditi Samajpati 

BANGALORE (Reuters) – Le groupe britannique d'emballage DS Smith a annoncé mercredi le lancement d'une OPA de 200 millions d'euros sur le français Otor afin d'élargir sa clientèle dans les produits de grande consommation. En tenant compte de la dette d'Otor qui s'élève à 47 millions d'euros, DS Smith devrait débourser 247 millions d'euros pour cette opération

DS Smith propose 8,97 euros par action Otor, soit une prime de 74% sur le cours de clôture de mardi pour pouvoir devenir le deuxième plus gros acteur en France de cartonnage ondulé avec une part de marché de 20%, juste derrière son concurrent irlandais Smurfit Kappa. 

“En matière de produits de grande consommation, Otor est tellement gros que nous croyons que nous occuperons une position de leader en France”, a déclaré mercredi à Reuters le directeur général de DS Smith, Miles Roberts. Ce dernier a estimé que le marché de l'emballage ondulé pour produits de grande consommation devrait croître de 1,6% par an au cours des quatre prochaines années. 

Afin de réduire sa dépendance aux activités britanniques dans le papier, très gourmandes en capitaux, DS Smith s'est recentré sur les marchés européens de cartonnage ondulé à plus forte croissance et moins cyclique. TOUTES LES USINES ET EMPLOYÉS CONSERVÉS 

L'opération sera financée par des facilités de crédit bancaires existantes et nouvelles, ainsi que par une augmentation de capital portant sur 39,3 millions d'actions à 120 pence pièce, soit une levée de fonds de l'ordre de 47 millions de livres (56,4 millions d'euros). Le groupe britannique pense que l'opération sera relutive pour ses résultats dans la première année suivant le bouclage de la transaction, attendue au dernier trimestre 2010. 

Otor a réalisé un chiffre d'affaires de 315,1 millions d'euros en 2009. “En année pleine, l'acquisition sera relutive d'au moins 10%, ce qui est clairement un atout”, estime Harry Philips, analyste chez Evolution Securities. 

Miles Roberts s'attend à une faible charge de restructuration liée à la transaction mais a assuré que ce rachat ne mettrait pas à mal les résultats de DS Smith. “Nous voulons intégrer nos activités françaises dans celles d'Otor. Il existe très peu de chevauchement entre nos clients, nous allons donc conserver toutes les usines et tous les employés”, a assuré le dirigeant britannique. 

Otor est contrôlé par la société de capital-investissement Carlyle Group et le Crédit Lyonnais.  Vers 12h45 GMT, DS Smith gagnait 0,79% à
la Bourse de Londres, à 127 pence, tandis qu'Otor bondissait de près de 66% à 8,58 euros à Paris. 
Wilfrid Exbrayat et Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Danielle Rouquié 

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Otor: vers un rachat par DS Smith. 

  • Publié le 07 Juillet 2010 
  • Copyright © 2010 CercleFinance 

– (www.cerclefinance.com) – DS Smith et le groupe Carlyle annoncent aujourd'hui l'ouverture de négociations exclusives portant sur l'acquisition de la société Otor. L'opération impliquerait la vente, directe et indirecte, à DS Smith de 94.75% des actions d'Otor, contrôlées par Carlyle, ainsi que celle des titres détenus par le management. Au total, cela permettrait à DS Smith, coté à Londres, de contrôler plus de 95% du capital et droits de vote de la société. Le prix offert par DS Smith par action Otor est de 8,97 euros. A l'issue de la réalisation de l'opération, DS Smith a l'intention de lancer une offre de retrait obligatoire sur les titres restant détenus par le public. Pour mémoire, DS Smith est un fournisseur international d'emballages et se présente comme l'un des leaders européens de la fabrication d'emballages recyclés en carton ondulé. 'Cette opération ferait de nous l'un des leaders de l'emballage en carton ondulé en France, avec 80% des ventes d'Otor provenant du secteur des biens de grande consommation (Fast Moving Consumer Goods) ', a commenté Miles Roberts, le directeur général de DS Smith. Avant de poursuivre : ' nous sommes convaincus qu'Otor est une entreprise de grande qualité avec des opportunités de croissance structurelle, notamment dans les emballages prêt-à-vendre'. Copyright (c) 2010 www.cerclefinance.com. Tous droits réservés. 

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247 millions d’euros pour acquérir le français Otor  Errard, Guillaume | JDF | 07.07.2010 | Mise à jour : 11H23  Le fabricant d’emballages a reçu une offre de rachat par son homologue britannique DS Smith. Le titre Otor grimpe de plus de 60% sur Alternext, vers 11 heures. 

Une hausse de plus de 60% pour le titre Otor ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que les marchés financiers ont très bien accueilli l’offre faite par DS Smith pour racheter le français. Si DS Smith perd près de 4% à
la Bourse de Londres à 121 pence, Otor bondit de 60,15% à 8,28 euros à
la Bourse de Paris. 
Le groupe Carlyle, un des plus grands gestionnaires alternatifs au monde avec 90,5 milliards de dollars sous gestion, est entré en discussions avec DS Smith pour céder 94,75% des actions que le groupe détient, ainsi que les 0,25% d’actions possédés par les dirigeants d’Otor. Par la suite, afin d’acquérir la totalité du capital d’Otor, DS Smith lancera une offre de retrait obligatoire sur les titres restant détenus par le public, sur la base de 8,97 euros par action. 

«Cette annonce est une véritable satisfaction pour nous», a commenté Jean-Marie Paultes, directeur général d’Otor, cité dans un communiqué. «C’est l’opportunité pour nous d’appartenir à un grand groupe européen et de faire connaître notre savoir-faire en matière d’innovation», ajoute-t-on chez Otor. Cette opération qui devra obtenir l’accord de Bruxelles et des actionnaires de DS Smith, devrait être finalisé durant le quatrième trimestre. 

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OTOR : L'offre de DS Smith réveille le titre 

07/07/10 à 17:45 – investir.fr | 0 commentaire  Après des mois de torpeur, Otor a connu mercredi un réveil des plus brutaux mercredi. Le titre du spécialiste des emballages en carton ondulé a flambé de 66,34 % pour atteindre 8,60 euros. Outre l’envolée stratosphérique du cours de Bourse, les volumes, habituellement très faibles, ont explosé. Près de 40.000 actions ont été échangées, contre seulement 5.738 hier. DS Smith a servi de déclic. Le britannique, qui fait partie des principaux leaders européens pour la fabrication d’emballages recyclés en carton ondulé, est entré en discussions exclusives avec le fonds d’investissement Carlyle dans le but d’acquérir sa participation dans Otor. « L’opération envisagée impliquerait la vente, directe et indirecte, à DS Smith de 94,75 % des actions d’Otor, contrôlées par Carlyle, ainsi que celle des titres détenus par le management, et permettrait à DS Smith de contrôler ainsi plus de 95 % du capital et droits de vote de la société », précise le communiqué cosigné par les trois protagonistes. DS Smith annonce d’ores et déjà qu’il lancera une offre de retrait obligatoire sur les titres encore en circulation.

Comme c’est traditionnellement le cas dans les scénarios identiques, le titre Otor, qui vit ses derniers jours en Bourse, s’est rapproché du prix de 8,97 euros offert par le repreneur DS Smith. 

Depuis 2008, les résultats d’Otor n’ont cessé de se dégrader. Son chiffre d’affaires est passé de 440,7 millions à 315,1 millions d’euros entre 2007 et 2009, soit une chute de 28,5 %. L’explication tient dans la baisse des volumes de vente de carton ondulé, celle des prix du carton et des prix de vente du papier. Les résultats en ont été affectés, le bénéfice opérationnel s’est effondré de 48,9 millions en 2007 à 4,3 millions l’année suivante, avant un timide et symbolique rebond à 5,53 millions d’euros en 2009. Mais pas de quoi redonner le moral aux dirigeants, qui devant la gravité de la situation, n’ont eu d’autres choix que de réduire drastiquement les coûts.


La papeterie de Saint-Michel a été cédée, courant 2009, à Alain Dubois, acteur du métier qui dirige et contrôle la papeterie de Veuze à Angoulême. La filiale du Doubs, implantée à Novillars, devait être dans un premier temps, tout simplement, fermée. Mais le cartonnier belge Soenen GolfKarton s’est montré intéressé par l’affaire qu’il a, bien sûr, rachetée pour une bouchée de pain compte tenu des difficultés de la papeterie. L’opération a été conclue pour 2 euros, créances incluses, et Otor s’est engagé à recapitaliser sa filiale du Doubs à hauteur de 8 millions d’euros et à accompagner son intégration dans la société belge par des commandes dégressives jusqu’en décembre 2010. Concernant la papeterie du Doubs, elle a été recapitalisée à hauteur de 7 millions d’euros. Autant d’engagements financiers qui ont plombé davantage les résultats.
En tenant compte de la dette d’Otor, DS Smith devra débourser 247 millions d’euros pour cette opération, qui sera financée par des facilités de crédit bancaires existantes et nouvelles, ainsi que par une levée de l’ordre de 47 millions de livres, soit 56,4 millions d’euros. « Nous voulons intégrer nos activités françaises dans celles d'Otor. Il existe très peu de chevauchement entre nos clients, nous allons donc conserver toutes les usines et tous les employés », a souligné Miles Roberts, le patron de DS Smith. 

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Économie 16/04/2004 à 00h15

Otor-Carlyle, le duel vire au judiciaire

Le fabricant français accusé d'abus de biens sociaux dans sa lutte contre le fonds américain.

CORI Nicolas

A l'origine, c'était un simple conflit pour le contrôle d'un fabricant de carton ondulé, la société Otor, opposant ses dirigeants au fonds d'investissement américain Carlyle. Aujourd'hui, cela tourne à l'affaire financière et au mauvais roman de gare. Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier, PDG et DG, et actionnaires majoritaires d'Otor, sont soupçonnés d'avoir recouru, avec l'argent de l'entreprise, à des officines d'«intelligence économique» pour se défendre contre Carlyle, actionnaire minoritaire d'Otor. Saisi par un auditeur qui a refusé d'avaliser les comptes, le parquet de Paris a ouvert en février une information judiciaire pour «abus de biens sociaux, recel et complicité d'abus de biens sociaux, et fausses factures», dans laquelle Carlyle s'est porté partie civile. L'instruction a été confiée aux juges Jacques Gazeaux et Evelyne Picard, du pôle financier, et une perquisition a eu lieu au siège d'Otor.

Faux nez. Le conflit remonte à 2001, un an après l'entrée de Carlyle dans le capital d'Otor, alors affaibli par les difficultés financières. Estimant que la société ne se redressait pas assez vite, Jean-Pierre Millet, le dirigeant français de Carlyle, a essayé d'en prendre le contrôle, en faisant appliquer une clause du pacte d'actionnaires. Mais Bacques et Bouvier ne se sont pas laissé faire. Ils ont porté l'affaire devant la justice et lancé une campagne de déstabilisation contre Carlyle. Se servant de la réputation sulfureuse du fonds ­ proche de la famille Bush et présent dans le secteur de la défense aux Etats-Unis ­, ils ont fait courir le bruit que Carlyle était un faux nez de
la CIA pour s'emparer de l'industrie européenne de la défense.

C'est là qu'ils seraient allés trop loin. Selon nos informations, des contrats ont été passés avec des entreprises spécialisées dans le renseignement économique, comme Datops et Eurodécision. Prétendument pour de la «veille stratégique», ou des «missions de sécurité concernant les sites industriels ou le système informatique», dixit Otor ou les intéressés. Mais il ne faut pas pousser très loin pour comprendre que leur travail n'avait pas grand-chose à voir avec le marché du carton ondulé. «Les dirigeants d'Otor voulaient savoir ce qu'on disait sur eux et sur Carlyle», veut bien reconnaître le général Jean-Bernard Pinatel, patron de Datops. Eurodécision n'a pas souhaité nous répondre, mais son patron, Loup Francart (général à la retraite, lui aussi), critique ouvertement la stratégie d'acquisition d'industries sensibles de Carlyle en avançant des arguments farfelus. «Ce n'est pas un hasard» si Carlyle est aujourd'hui propriétaire du magasine l'Usine nouvelle, développait, par exemple, Francart en novembre lors d'une conférence à l'Institut des hautes études en défense nationale, «l'Usine Nouvelle a formé des partenariats dans le domaine de la recherche avec le CNRS…» Enfin, le site Internet Stop Carlyle, dont l'objectif est de «dénoncer les agissements du groupe Carlyle» (Libération du 9 mars), pourrait avoir été créé par une officine de ce type (1).

Litigieux. Saisi par Carlyle, l'un des commissaires aux comptes d'Otor s'est plongé dans les factures adressées par ces prestataires de services très spéciaux. Et a mis au jour 500 000 euros de notes litigieuses. Après avoir adressé le dossier au parquet de Paris, il a refusé de certifier les comptes. Provoquant l'ire des dirigeants d'Otor. «Les insultes volaient lors du conseil d'administration», relate un témoin. Entraînant aussi une crise chez le deuxième commissaire aux comptes, qui n'avait rien vu: Ernst & Young. Le responsable du dossier Otor s'est fait illico remplacer par le propre directeur du comité technique du cabinet d'audit, Dominique Thouvenin, lors d'un conseil suivant. Officiellement selon Ernst & Young pour mettre «un homme neuf sur le dossier». Depuis, le nouvel auditeur a demandé du temps pour réexaminer les comptes. Et la direction d'Otor, qui serait «d'une quiétude totale dans cette affaire» selon son avocat, devrait se porter partie civile dans l'instruction judiciaire. Elle promet même prochainement «des révélations» sur Carlyle. Le feuilleton est loin d'être terminé.

(1) Depuis un précédent article sur les liens entre Stop Carlyle et Otor, les auteurs du site écrivent que Libération est sous l'influence de Carlyle, mais se gardent bien de nous contacter pour démentir nos affirmations.

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