Le climat qui règne au sein de la Communauté de Communes de la Région d’Yvetot est loin d’être serein malgré ce qu’on peut lire ici et là. Pour preuve les débats houleux qui ont eu lieu lors de la dernière réunion du conseil communautaire le 16 juin dernier. Force est de constater que les échanges entre Yvetot et les communes rurales sont aujourd’hui encore très difficiles pour ne pas dire conflictuels. D’ailleurs, M. Legay, en réponse à M. Canu qui se plaignait de ne pouvoir rien faire avec les communes rurales, constatait lui-même que depuis 30 ans, les relations entre la ville-centre et les communes n’avaient pas changé. Une fois de plus cela démontre que tout va pour le mieux tant que rien ne bouge, mais dès qu’il s’agit de prendre des décisions qui modifieraient un tant soit peu leur situation bien établie, rien ne va plus !
La raison de cette « passe d’arme » : le débat portant sur les conclusions de l’étude – Avenir de la CCRY. M. Legay et M. Canu qui ont déclaré, bien trop tardivement, leur préférence pour un rapprochement avec le territoire du Caux Vallée de Seine, se trouvent isolés dans leur choix face à une majorité des communes rurales.
Toutes les études sont d’accord pour reconnaître l’importance de la place d’Yvetot au cœur du territoire du Pays de Caux, mais encore faut-il que celle-ci soit reconnue au sein de notre propre communauté de communes, ce qui est loin d’être le cas même après ces dix années d’intercommunalité. Aujourd’hui encore la priorité de chacun est de conserver son « pré carré » au détriment de l’intérêt général.
Il est écrit dans le dernier bulletin municipal que « les élus de la majorité, par la voix d’Emile Canu notamment, se sont prononcés publiquement sur le sujet » (l’avis des élus minoritaires ne comptant pas)… Où ? Quand ? Quel rapprochement ? Il est également écrit « un courrier a été adressé à Monsieur le Préfet pour que soit pris en compte l’avis de ceux qui connaissent le territoire et ses réalités ». Exit là encore les élus de la minorité qui pourtant ont leur domicile officiel depuis des décennies sur Yvetot et connaissent parfaitement ce territoire. Autre manière de procéder très contestable, M. Canu décide de réunir tous les élus (majorité et minorité) le mercredi 22 juin pour débattre sur ce sujet alors que la majorité s’est prononcée et qu’un courrier officiel a été adressé au Préfet ! C’est se moquer de nous, c’est aussi et surtout dire et ne pas faire, exemple : il est déclaré « le regroupement de communes ne peut pas être un simple levier électoral et politicien (vraiment ?), il ne doit pas, enfin, se décider en catimini, dans un bureau… ».
N’y a-t-il pas un décalage entre la déclaration et la pratique ?
C’est bien cette manière de faire qui a été reprochée à M. Canu et M. Legay par les élus communautaires jeudi 16 juin, qui ont clairement manifesté leur désaccord sur le fait que tout avait été décidé sans tenir compte de leurs avis. Il aura fallu plusieurs heures de débat et quatre votes pour que les élus communautaires obtiennent satisfaction pour participer aux rencontres avec les présidents des communautés de communes de Yerville, Doudeville et du Caux Vallée de Seine, alors qu’il était prévu que seuls M. Legay, M. Canu et les membres du Bureau assistent à ces discussions.
Aujourd’hui la CCRY se trouve isolée car ses responsables n’ont pas su ou voulu anticiper l’avenir de son territoire, alors que d’autres ont tout de suite compris qu’il fallait se regrouper pour avoir une chance de se développer.
Aujourd’hui la CCRY est une communauté de communes sans projet qui se contente de gérer un fonctionnement, des zones économiques en « stand by », pas de nouveaux investissements culturels ou sportifs prévus, aucun nouveau service à proposer pour les habitants du territoire communautaire. La CCRY se contente simplement de gérer ce qui existe et qui a été initié en 2001 lors de sa création.
Dans ces conditions notre territoire ne risque pas de se développer et notre seul espoir réside en un regroupement avec des communautés de communes plus dynamiques qui nous offrirons un meilleur avenir…