Montebourg : le retour du Bolchevik

bolchevique-couteau02.jpgAvec le sens de la nuance
qui le caractérise et à cause du score d’Arnaud Montebourg au premier tour de
la primaire socialiste, Jean-François Copé, inénarrable secrétaire général de
l’UMP prédit le retour du Bolchevik…

Bien sûr, le nouveau Rouge de service ne porte ni l’uniforme de l’armée du
même nom, ni les costumes taillés à la serpe comme du temps de Leonid Brejnev.
Son élégance est tailleur, pourrait-on dire, et de bonne facture. Pourtant, à
entendre Copé, on imagine bien le troisième homme de la primaire en fou
furieux, le couteau entre les dents, à la recherche de victimes expiatoires
sacrifiées sur l’autel du marxisme léninisme, à savoir le dernier trader pendu
avec les tripes du dernier capitaine d’industrie.

En effet, pour Copé, le compagnon d’Audrey Pulvar harangue le peuple de
gauche en promettant « une tutelle des banques sans que ça coûte aux
contribuables. C’est ce qu’ont fait les bolcheviks en 1917
».
Diantre ! On réalise maintenant que le Maire de Meaux n’est pas aussi
coulant que le Brie de sa ville et qu’il est féru d’histoire, un vrai
spécialiste de l’ancien empire soviétique. On le voit bien d’ailleurs,
Montebourg est pour notre historien une taupe des Soviets, un agent du KGB, un
sous-marin de l’Internationale, un conducteur de Lada et même certainement un
grand amateur de Vodka, russe naturellement pour mieux faire passer son caviar
de Gauche.

Le fait que les votants à la primaire du PS et du PRG réunis l’aient placé
en troisième position avec un score de « faiseur de roi, archi-courtisé et
par Aubry et par Hollande
 » n’est pas, pour Jean-François C. de Meaux
dans le 77, incompatible avec l’idéologie Bolchevik. Montebourg est donc un
thuriféraire du féodalisme et du communisme réunis !

Bref, comme le dit Copé, « Je ne sais pas si vous voyez l’état
psychologique d’une partie de la gauche française !
». CQFD. Le chef du
parti UMP est donc aussi un brillant psychologue qui a su décrypter dans le
vote de dimanche dernier les stigmates d’une psychologie collective en plein
désarroi et une Gauche prête à se livrer pieds (de manifestants) et poings
(levés) liés à celui qui veut revenir en 1917.

Car pour notre bon Maire de Meaux, c’est bien les divisions de la Gauche qui
sont responsables de cette catastrophe politique nationale. Pour l’impatient de
2017, « les divisions ne sont pas chez nous, elles sont au PS ». Les
divisions ? Par exemple, celles du Pape, dont le mentor de Montebourg,
Joseph Vissarinovitch Djougatchvili plus connu sous le nom de Staline demanda
un beau jour de 1935 à Pierre Laval : « Le Pape ? Combien de
divisions ?
». Encore un souci pour notre rempart anti-rouges car il
semblerait qu’une troisième colonne existe bel et bien dans notre pays et que
l’Armée Rouge se reconstitue en France sous la tendre tutelle du Lider Maximo
de Saône-et-Loire.

De plus, pour en revenir à l’édile de Meaux et corroborer sa pensée
lumineuse, on retiendra que le grand-père de Montebourg était boucher et donc
possédait une collection de couteaux tous plus aiguisés les uns que les autres
dont le petit-fls a forcément hérité dans un pays, la France, où la propriété
est encore privée, grâce aux prédécesseurs de Copé qui ont su préserver notre
doux pays du bolchévisme tueur de femmes et d’enfants et détrousseur d’honnêtes
banquiers !

Heureusement que le ridicule ne tue pas car sinon Copé serait déjà mort
plusieurs fois. Mais son intervention, elle aussi le couteau entre les dents
pour débusquer le Rouge qui sommeille derrière le visage avenant d’
« Arnaud de Montebourg » comme on a pu l’entendre dans la
bouche d’un journaliste d’une chaîne de télévision d’infos en continu
(authentique !), son intervention, disais-je avant de digresser, aura fait
pschitt car qui aujourd’hui se souvient des Bolcheviks, équipe qui n’a même pas
su se qualifier en ligue des Champions ?

Le mot de la fin au champion de Seine-et-Marne qui, grâce à son esprit fin,
ténu même, a su nous divertir en nous annonçant : « Je sais qu’en ce
moment, tout est bon pour expliquer que je suis le bad boy. Je vous assure
qu’il va falloir se lever tôt pour le montrer avec des faits, parce que je ne
suis pas comme ça. En fait, je suis un très brave type
». Un très brave
type rempli de modestie qui « pense que les coups de pied au derrière
font avancer
».

Françaises, Français, à vos bottes, donc, pour faire avancer ce très brave
type…

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