ROUEN – Les grévistes de l’usine de diester Saipol, de Grand-Couronne, près de Rouen, ont rejeté vendredi la prime de 500 euros proposée jeudi par la direction pour sortir du conflit qui paralyse le site depuis plus de quatre semaines, a-t-on appris de source syndicale.
La proposition est inacceptable d’autant que la direction refuse de nous payer les jours de grève alors que c’est elle qui est en tort en n’ayant pas mesuré la dégradation du climat social dans l’entreprise, a affirmé Stéphane Giménez, délégué CGT.
Saipol est une filiale du groupe Sofiprotéol spécialisée dans les bio-carburants.
Les grévistes réunis en assemblée générale vendredi matin ont voté contre la proposition. Les négociations qui ont suivi dans l’après-midi n’ont rien donné. Nous attendons maintenant une médiation qui pourrait être organisée dès lundi par la direction du travail, a précisé ce syndicaliste.
Pour reprendre le travail le personnel réclame une prime de 2.000 euros et le paiement des jours de grève. En revanche, la direction a accepté, depuis plusieurs jours, les revendications initiales des grévistes en s’engageant à prendre des mesures pour améliorer le climat social et à embaucher un salarié pour assurer les remplacements.
Selon la direction et les syndicats CGT et Sud, à l’origine du mouvement, la grève est suivie par la quasi-totalité du personnel de production soit environ 40% des 140 salariés. Le mouvement touche aussi depuis le 17 octobre l’usine de Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique.
(©AFP / 04 novembre 2011 19h05)