La Ville a marqué officiellement l’éclosion du nouveau quartier Felling samedi 5 novembre.
Difficile de se souvenir, en circulant le long de l’actuelle avenue ce qu’était le secteur il y a encore peu : une entrée de ville aux allures d’autoroute qui coupait le quartier en deux. Sur les terres laissées libres par la nouvelle voie et aux abords, 230 logements ont ou sont sur le point de voir le jour. C’est pour prendre le pouls de ce nouveau quartier qui s’affirme, entre Maryse-Bastié et Jean-Macé, que le maire Hubert Wulfranc avait convié,les élus, bailleurs, partenaires institutionnels, représentants associatifs et habitants à une visite de terrain, rythmée par les inaugurations et la pose d’une première pierre.
"Il me semblait essentiel de marquer cette nouvelle étape, les opérations sur Felling sont significatives parce qu’elles répondent à des besoins très diversifiés, a insisté le maire. On retrouve à la fois du logement social, de l’accession à la propriété qui participe à la mixité sociale et à la possibilité pour les Stéphanais et les autres citoyens de poursuivre un parcours résidentiel ; du locatif privé aidé (le 1 % logement) et enfin une nouvelle résidence étudiante. Il faut de plus souligner l’exigence de qualité de ces produits, leurs qualités architecturales et mettre en avant le volet développement durable qui aura pour conséquence de diminuer les charges pour les habitants."
Saluant une visite "riche et variée", la vice-présidente du Département, Luce Pane, a pour sa part rappelé que le logement "était un enjeu de société, une priorité pour les concitoyens", mais que les "politiques sociales qui entourent ses constructions" sont également essentielles "pour faire une vraie vie ensemble".
De son côté, le président du foyer stéphanais, Frédéric Andrzejewski, s’est félicité du programme qu’il inaugurait, avenue Maryse-Bastié, mais a néanmoins dressé un portrait sombre de l’avenir du logement social. "D’un côté, les ressources attribuées par les pouvoirs publics sont en baisse sensible, il n’y a plus d’aides à la démolition, à la rénovation ou encore à l’accompagnement social ; et de l’autre, nous devons faire face à l’augmentation de la précarité, au vieillissement de la population, à l’explosion des coûts de construction… l’avenir promet d’âpres batailles." Et la suite ? Parce que le nouveau visage du quartier n’est pas encore totalement modelé. En bordure de l’avenue, c’est le projet d’Icade "qui viendra définitivement clore le chapitre des constructions dans le quartier", a annoncé le maire. Face au château d’eau, la construction de 18 maisons accolées avec jardin et 9 logements individuels superposés, en accession à la propriété, devrait démarrer d’ici 2013.
Un peu plus loin, fin 2012, la nouvelle résidence sociale d’Adoma sera achevée, non loin de la ligue de football, et l’actuel foyer démoli. Autre démolition actée dans le 2e avenant de l’Anru, celle de l’immeuble Courteline, derrière l’école Jean-Macé, où une quarantaine de logements verront à terme le jour. Quant au quartier Macé, il poursuit sa reconstruction : deux tranches, environ 80 logements, viennent de démarrer. Suivront début 2012, encore 87 nouveaux logements.
Enfin, le maire a annoncé l’implantation, et l’inauguration d’ici un an, de la halte-garderie de la CSF, actuellement située dans l’immeuble Naurouze, au sein de l’espace commercial du Rouvray.
• À l’angle du périphérique Saint-Just et de l’avenue Maryse-Bastié : 31 logements (en cours de livraison), individuels superposés, basse consommation d’énergie, en locatif social, Foyer stéphanais.
• À l’angle des avenues de Felling et Maryse-Bastié : résidence étudiante pour l’Insa de 80 chambres (livrées à la rentrée), Habitat 76.
• Avenue de Felling, derrière le parc Saint-Just : 56 logements (livraison fin 2012), individuels superposés, basse consommation d’énergie, en locatif social, Logiseine.
• Avenue de Felling, lotissement communal, 32 parcelles à bâtir déjà commercialisées.
• Avenue de Felling et rue Malot : 33 maisons de ville (livrées fin 2011), locatif privé aidé, en priorité pour les salariés dont l’entreprise cotise au 1 % logement, La Foncière logement.