Le chantage exercé par les Verts d’EELV sur François Hollande à propos de l’EPR de Flamanville rappelle celui exercé par Dominique Voynet sur Lionel Jospin, en 1997, à propos de «SuperPhénix»
et du «canal Rhône-Rhin».
Ce dernier s’était soldé par non seulement par l’abandon du « surgénérateur », ce qui n’était pas une grande perte écologique, mais aussi par l’abandon du canal Rhône-Rhin qui reste toujours
une grand perte pour l’écologie à cause des pollutions engendrées par les millions de transports en camions qui auraient pu être évités.
…
C’est pourquoi Génération Ecologie pense qu’un accord entre écologistes et partis politiques classiques ne peut se résumer au seul chantage sur l’énergie nucléaire. La politique écologique ne
peut être restreinte à une question énergétique sinon elle ne devrait s’exercer que dans le cadre d’un seul ministère : celui de « l’Energie».
Génération Ecologie n’est d’accord avec les Verts ni sur le fond ni sur la méthode.
Sur le fond : car même si l’EPR n’a pas vraiment d’intérêt dans le cadre d’un sortie progressive du nucléaire maintenant acceptée par tous dans un délai raisonnable, la centrale de Flamanville
ne peut constituer le seul problème écologique à discuter dans le cadre d’une économie mondialisée.
Sur la méthode : car des accords politiques voire des négociations de « marchands de tapis » sur le nombre de circonscriptions législatives réservées aux Verts ne peut se contenter de chantages
hebdomadaires sur tel ou tel point d’un programme commun.
En bref, si Génération Ecologie pense que l’EPR doit être abandonné malgré les progrès qu’il propose en matière de sécurité nucléaire, la méthode employée par les Verts d’EELV ne répond pas à
une grande politique écologiste à laquelle aspire l’ensemble des écologistes français .
Michel VILLENEUVE,
Porte-parole Scientifique de Génération Ecologie