ROUEN-
s. donie, suite au désistement du seul exploitant local.
LE FILM N’EST PAS
encore sorti qu’il crée déjà la polémique. Avril 1988, Île d’Ouvéa, Nouvelle- Calédonie. 30 gendarmes retenus en otages par un groupe d’indépendantistes Kanaks.
300 militaires envoyés depuis la métropole pour rétablir l’ordre. 2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale…
Une épopée violente et trouble qui marque le retour de Mathieu Kassovitz derrière et devant la caméra puisqu’il joue le rôle du Capitole Lagorjus.
Une autre version
Avec L’Ordre et la morale, Mathieu Kassovitz voulait offrir une autre version de l’épisode de la prise d’otages à Ouvéa, en Nouvelle- Calédonie, en 1988, alors que les médias de l’époque dressaient un portrait très négatif des Kanaks, en mentionnant les décapitations et les viols. Le réalisateur s’est inspiré du livre Enquête sur Ouvéa. Plus impartial, il a constitué un “vrai scénario d’après Kassovitz, s’appuyant autant sur la mort des gendarmes que sur les agressions subies par les Kanaks.
Très connu par le drame politique et social La Haine, en 1995, le réalisateur Mathieu Kassovitz (Gothika, Babylon A. D.) n’a pas abandonné les projets militants. Non seulement ses choix en tant qu’acteur portent souvent sur des films engagés (Amen, Munich), mais il travaille également sur le projet de L’Ordre et la morale depuis plus de dix ans.