Outre la résolution sur le plan de sauvetage de la Grèce et la mise en observation de l’Italie, on attendait de ce G20 l’adoption de la taxe sur les « transactions financières » dite « taxe
Tobin ».
D’un coté, Nicolas Sarkozy, organisateur de ce G20, s’était engagé à faire adopter cette taxe qui aurait eu pour effet immédiat de le faire remonter dans les sondages avant le vote par
l’Assemblé Nationale du plan de rigueur porté par le Premier Ministre, François Fillon.
Et d’un autre coté, le monde Anglo-Saxon amené par Barak Obama dont la philosophie économique, basée sur un capitalisme peu encadré mais admettant cependant les taxations sur le travail, reste
fortement réticente à toute taxation sur les bénéfices des transactions financières.
Or, à la place de la taxe Tobin nous avons eu droit à un numéro de duettistes sur France 2 et notamment à un éloge de Nicolas Sarkozy par Barak Obama, ce qui est plutôt inhabituel.
Est-ce à dire que le manque à gagner électoral de Nicolas Sarkozy lié à l’abandon de la taxe Tobin a été compensé par l’éloge appuyé de Barak Obama ? On pourrait le penser.
Chacun évidemment interprétera cette situation comme il l’entend, mais reconnaissons que cela ressemble assez à un « marché de dupes ».
Michel VILLENEUVE,
Porte-parole Scientifique de Génération Ecologie