–Samedi 26 et dimanche 27 novembre, L’Humanité en fête. Concerts, rencontres, débats, expositions, librairie, espace enfance et restauration, voici les différentes facettes offertes par la 9e fête de l’Humanité de Rouen, à quelques mois des élections présidentielles. LA FÊTE DE L’HUMANITÉ est bien évidemment un rendez-vous politique et citoyen. Des débats sont proposés tout au long de ces deux journées : démocratisation de l’école et de l’université, l’Axe Seine, développement économique et social des transports, crise, austérité, la Palestine… Sur le stand des Amis de l’Huma, une exposition rendra également hommage à Allain Leprest, chanteur, auteur, poète, peintre et humaniste. Le vernissage de cette exposition aura lieu le dimanche, à 12h, en présence d’élus et personnalités, comme Didier Pascalis, producteur d’Allain Leprest. Au niveau musical, il y aura la dose. La grande scène sera disposée dans le Hall 2. La tête d‘affiche du samedi sera le groupe Danakil. Du pur reggae qui sonne en français comme celui de Kingston.
Danakil a démarré en s’autoproduisant et depuis plus de dix ans leur reggae, roots et puissant remplit les salles de concert hexagonales et au-delà. Trois albums studio et un dvd live plus tard, ils mettent toujours le feu (sacré) aux plus grandes scènes: l’Olympia en 2009, la grande scène de la Fête de l’Humanité à la Courneuve en 2010. Sans major ni média, le public suit ces musiciens inspirés et engagés pour qui la musique est un remède à l’individualisme. Michel Fugain, On l’a connu brun et barbu, en patte d’éph’ et en satin orange, en leader du Big Bazar et en solo. Fugain, c’est une vie, une belle histoire, une romance d’hier. Et d’aujourd’hui avec ses 40 ans de carrière chantés en deux heures, ce spectacle est aussi la vision de ses confrères sur sa vie. Aznavour, Hardy, Sanson, Le Forestier, Leprest, Lama, Adamo ou encore Manset, toutes et tous lui ont écrit un titre qui colle à la peau de cet artiste populaire… Hommage de ses pairs, au métier et à la vie qui continue, Fugain est plus que jamais un artiste voué à la scène. Michel Fugain jouera dimanche, à partir de 17h. Et aussi, Nous mettons l’accent sur ces deux artistes, mais soulignons aussi la participation, le samedi de Gang, à 19h. Gang, ce sont 4 musiciens au punch blues-rock percutant, qui ne donnent pas dans la dentelle. Gang taille dans le vif, avec un mélange de compos et de reprises qui vous envoient d’office dans les cordes A 20h30, ce même jour, Les Hurlements de Léo, mettront un «bordel de luxe» sur scène avec leur gros son atypique et généreux hérité des Négresses Vertes mâtiné de Béruriers noirs. Pour les huit de Bordeaux, appelés aussi HDL, le plaisir de la scène est un état d’esprit musical java-chanson-punk-caravaning.
Au parc expo, avenue des Canadiens, Le Grand- Quevilly. Tarif pour les deux jours : 12 e en prévente militante, 15 esur place. gratuit pour les moins de 15 ans. Samedi, de midi à minuit; dimanche : de 10h à 21h.
Aubert revient maintenant, Jean-Louis Aubert n’a peut-être jamais écrit d’album dans lequel la vie parle si fort, si vrai et si juste. Roc’éclair est irrigué, nourri, irradié d’humanité. «Ces deux dernières années, j’ai beaucoup vu l’humanité. Je l’ai rencontrée dans les parkings et dans les hôpitaux. Elle y est plus humaine que ce que l’on voit dans la rue. Des clochards qui dorment dans un parking près des Champs-Élysées m’ont accepté dans leur petit groupe pendant que j’enregistrais l’album au studio Labomatic. Ils savaient qui je suis et ils ont été très accueillants. Avant, j’avais passé beaucoup de temps dans les hôpitaux en accompagnant mon père jusqu’à sa mort». Jean-Louis Aubert s’est installé pour cinq mois au studio Labomatic, chez Dominique Blanc- Francard et Bénédicte Schmitt, pour enregistrer son album Rock’éclair. «J’ai joué de quasiment tous les instruments pour retrouver le frais, le spontané, le naïf. Et Bénédicte me donnait la confiance de tout jouer, de rester comme en enfance avec tous mes jouets autour de moi». Çà et là sont venus quelques camarades de jeu, Albin de la Simone pour des claviers, Denis Benarrosh pour des batteries, Julien Chirol pour arranger cuivres et cordes qui mettent «la fragilité sur un coussin de velours »…
Disque de partage, Nouveau paradoxe : ce disque très solitaire parle tout entier de partage, d’accompagnement, de fraternité, de l’amour le plus simple et le plus droit qui existe. «Il y a toujours une marche en avant dans mes chansons. La musique et les concerts, ça sert à se remettre en route, à se dire que tout est possible, à avoir foi dans le lendemain, à se relever quand on est tombé. Alors j’y mets parfois de l’ironie et même un peu de doute. Dans Demain sera parfait, je me demande comment le chanteur peut mentir effrontément pour remonter le moral, comme dans une sorte de version rock du Jef de Brel». Évidemment, «Demain sera parfait» sera le premier single de l’album, parce que Jean- Louis Aubert aime être frondeur et crâner en disant «même pas mal». «Mais pendant cette période d’hôpitaux et de peine, j’ai vécu des moments gais, humains, touchants. Je suis tombé amoureux de vieilles dames. J’ai chanté devant le cercueil de Guillaume Depardieu. J’ai bien appris la vie…»
A 20h, au Zénith, Avenue des canadiens, Grand Quevilly. De 37 à 43 euros.
Dimanche 27 Novembre. Ben, l’oncle résolument Soul. Avec sa voix, mélange de soul et de R&B et son vibrato à la Stevie Wonder, ce jeune chanteur a un style vestimentaire bien à lui. Ben l’Oncle Soul c’est : de grosses lunettes un noeud papillon, et des souliers vernis (ce qui colle parfaitement à l’ambiance motown et l’Amérique des années 60 qui l’inspirent) mais également une énergie débordante et du talent: ” Je ne joue pas de personnages sur scène ou quand je chante. J’ai toujours été un peu à contre-courant, je m’habille tous les jours de cette façon”, explique-t-il sur Voltaireonline. En se classant dans le top 20 des meilleures ventes de disques avec Soul wash, Ben l’Oncle Soul est devenu une star de la soul en France. Son premier album, certifié triple disque de platine, sorti en mai 2010, compte 14 titres inspirés des années 60 aux Etats-Unis et du son typique de la Motown. Ce n’est pas par hasard qu’il a été repéré par Diam’s, directrice artistique chez Motown France. Ses reprises (comme Seven Nation Army) portent sa signature, c’est à dire une note soul, parfois contre toute attente. Elles permettent de toucher autant les générations qui ont connu les versions originales que la nouvelle vague de fans: ” J’ai essayé de faire de la musique vintage avec une touche de modernité”.
Ben est vraiment le Soulman qu’il chante dans le second extrait de son album. Au Zénith de la CREA, Avenue des Canadiens, Grand-Quevilly, à 18h. Tarif :33 euros.
Jeudi 24 Novembre, Zoom sur… Serge Lama Son 18e album, «l’Age d’horizon», est sorti en 2008. Mais la tournée continue avec toujours le même succès. Et le public du Zénith retrouvera avec le même plaisir cet auteur qui maitrîse si bien la plume. Serge Lama vient de s’associer à l’opération “2 mains rouges”. La vente de ces T-shirts est destinée à récolter des fonds afin de soutenir la lutte contre le sida. Au Zénith de la CREA, Avenue des Canadiens, Grand-Quevilly, à 20h30. Tarifs : de 39 à 45 e. 
Mercredi 23 novembre, Laurent Gerra a voulu avant tout un grand spectacle dans la pure tradition du music-hall : il s’accompagne du Big Band de Fred Manoukian, 20 musiciens sur scène, avec lequel il se sent “comme un gamin avec un jouet magnifique”. Avec son orchestre, il fait la part belle à la chanson : du tendre hommage aux grands, Trenet, Salvador, Ferrat à la caricature de la jeune scène française, Delerm, Grand Corps Malade et Benabar. Le spectacle n’oublie pas les politiques, cible préférée de l’humoriste : la scène politique vue par Jack Lang, la retraite de Jacques Chirac et évidemment, Nicolas Sarkozy, une source d’inspiration chaque jour renouvelée. L’artiste passe aussi au crible le petit écran, Bellemare, Drucker et Patrick Sébastien avec de nouvelles chansons toujours aussi festives. 