
«On s’était dit : il faudrait faire un spectacle sur le marasme économique, dénoncer le cynisme des hypercapitalistes, la brutalité des tyrans et militer pour un monde meilleur. On se disait : soyons politiques. On est quand même des artistes, il faut penser à l’avenir, tracer des pistes, c’est de notre responsabilité de résoudre l’équation planétaire…. Et puis je ne sais plus qui a dit : oui mais attends, ce spectacle-là, promis, on le fera l’année prochaine. Mais avant ça, juste avant de dire de grandes choses, avant les messages importants… On s’amuse encore un peu ? On se fait marrer ? On fait la fête… Un music-hall ? On s’en fout …»
26000 Couverts envisagent le théâtre comme une utopie et refusent de considérer qu’il va de soi. Une démarche qui les amène à installer le théâtre là où on ne l’attend pas, toucher le spectateur qui s’ignore, détourner le regard et décaler le quotidien…
Avec eux, l’imagination est au pouvoir, mais jamais dans un acte gratuit. Ils font des farces pour mieux s’emparer du sacré et bousculent joyeusement la routine, réveillant les esprits anesthésiés. C’est cet esprit burlesque, décalé et poétique, et ce plaisir de la rencontre avec le public, qu’on retrouve dans leur music-hall.
Où, quand, combien ? : L’idéal club : 26 000 couverts du mardi 13 au vendredi 16 décembre. À 20 h à la Gare Maritime. Tarifs de 8 à 30 euros.