Pour ceux qui en doutaient encore, le socialisme et le dialogue social ne vont pas toujours de pair.
On peut le réclamer dans les manifestations, serrer des mains au passage pour s’assurer que le mécontentement se transformera en voix sonnantes et trébuchantes pour de futures échéances, pour autant, il n’est écrit nulle part qu’il faille nécessairement se l’appliquer à soi-même.
Dernier exemple en date, le refus de l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FO de la Créa, de siéger au Comité Technique Paritaire (CTP) de l’agglomération, pour laquelle le plan de développement interne baptisé “Ambition Collective“ serait tout bonnement en train de se transformer en plan “illusion collective“.
En écho aux propos tenus par nos collègues communistes lors du dernier conseil municipal du 2 décembre dernier au sujet du naming du Palais des Sports, l’intersyndicale dénonce un « manque de considération et de concertation » de la présidence avec le personnel et les cadres, alors que se met en place un nouvel organigramme maison dont personne ne sait rien pour cause de « confidentiel défense ».
« Les projets de réorganisation actuels ou futurs sont découverts par le personnel, encadrement compris, au dernier moment… C’est par la presse que le personnel apprennent les décisions importantes prises par notre collectivité telle que l’absence de reprise de la compétence voirie, le projet de pôle métropolitain, l’implantation de nos futurs locaux ou encore le “naming“ du palais des sports. Un tel manque de considération, provoque pour bon nombre de nos collègues perplexité, incompréhension, et pour quelques-uns colère », pour citer Olivier Leprettre (CGT).
Autre point de divergence et non des moindres, l’intersyndicale exige une égalité de traitement et que soient versées des primes d’hiver ou de rendement aux agents embauchés par la CREA comme cela se fait déjà pour les agents de l’ex-CAEBS ou de l’ex-CAR.
Une gestion du personnel qui ne nous étonne pas, puisqu’elle est identique à la Ville, au Département et à la Région, preuve d’un formatage préalable des obligés des fidèles du Président de l’Agglomération avant toute prise de fonction.
Une méthode à priori qui s’exporte, puisqu’à la lecture de Grand-Rouen, on y apprend que Laurent Fabius himself, est actuellement en Afrique dans le cadre du programme de formation des cadres de l’administration togolaise.