Les militaires belges étaient soignés à Bonsecours.
De 1916 à 1919, sur le plateau des Aigles, près de la basilique de Bonsecours, se trouvait un hôpital militaire belge qui a accueilli plus de 15000 blessés.
Durant la Première Guerre Mondiale, Bonsecours a abrité un hôpital militaire belge. D’abord le premier centre de soins était basé à Rouen rue Saint-Lô mais il s’est révélé trop petit et mal adapté: les moyens de traitements étant dispersés entre Rouen et des annexes situées dans les environs (Freval et Saint Aubin les Elbeuf). En juin 1916, un hôpital est construit sur le plateau des Aigles, près de la basilique et de l’actuel Casino.
Les bâtiments comprenaient 69 pavillons et avaient une capacité à ses débuts de 1150 lits. D’autres pavillons ont été construits par la suite, à cause de l’afflux constant de blessés. La capacité hospitalière est ensuite montée au plus fort jusqu’à 1800 lits.
Doté de tous les instruments médicaux les plus perfectionnés connus à l’époque, l’hôpital se composait d’un institut de physiothérapie, de services de chirurgie, d’ateliers de stomatologie et électrothérapie, d’un laboratoire de recherches chimiques et d’ateliers de prothèses et d’orthopédie.
Ces prothèses, fabriquaient par les blessés eux-mêmes, approvisionnaient aussi les hôpitaux belges de Cabourg ou du Havre… Les ateliers occupaient en moyenne 100 à 120 personnes: mécaniciens, ajusteurs, modeleurs, charpentiers, sabotiers… Ils fabriquaient jusqu’à 19 types de prothèses orthopédiques.
On trouvait sur place également 5 réfectoires, des salles de gymnastique, des salles pour l’hydrothérapie, une bibliothèque-salle d’étude mais aussi des locaux où étaient installés les ateliers de rééducation par le travail. Là on confectionnait des objets en carton, on tressait la paille, on faisait des travaux de menuiserie, de jardinage… Pour combattre l’ennui, des fêtes étaient organisées: il y avait dans l’hôpital une harmonie et 2 sections dramatiques, une en français, une en flamand.
Entre juin 1916 et septembre 1919, date de la fermeture de l’hôpital, 17804 soldats y ont été soignés. Plus de la moitié pouvait ensuite repartir sur le front: seul 25% étaient réformés et seulement 0,4 % sont morts (74 en tout). Les militaires étaient soignées par des infirmières anglaises puis en 1918 par des compatriotes belges.
L’hôpital a reçu la visite d’illustres personnages comme la reine Élisabeth de Belgique, la reine d’Angleterre et du Prince de Galles (en juillet 1917), de nombreux officiers généraux. Ce centre de soins était connu comme une création unique en temps de conflit pour les armées alliées.

L’hôpital comprenait 69 pavillons.

17804 soldats ont été soignés à Bonsecours.

Les dernières traces de cet hôpital ont disparu en 1961.

L’hôpital de Bonsecours était reconnu pour ses prothèses..
Personnage: Henri Joutel.
Navigateur-explorateur, Henri Joutel est un authentique Rouennais. Il y est né en 1651 et y décèdera le 15 juin 1735. Il ne sera pas jardinier comme son père, préférant s’engager dès l’âge de 17 ans dans la carrière militaire. En 1684, il décide d’accompagner Robert Cavelier de la Salle, un autre Rouennais, dans une expédition lointaine en Nouvelle France pour y créer une colonie et explorer l’embouchure du Mississippi dans le golfe du Mexique.
Energique et volontaire, Joutel sera un fidèle serviteur pour son chef avec lequel il partage tous les dangers. Il devient son lieutenant. Cavelier de la Salle l’installe à la tête de son premier fort texan, puis de celui de Saint Louis lorsqu’il commence à explorer le fleuve à la fin de l’année1685. Lorsque l’infortuné de la Salle est victime d’un complot tramé par quelques-uns de ses subordonnés et est lâchement assassiné, Joutel rassemble les dernières troupes et se dirige vers la baie de Saint Louis., Il y découvre la colonie qu’ils avaient fondée ensemble, entièrement détruite, et Joutel s’empresse de partir avec les colons volontaires en direction de Québec, mais c’est à ce niveau que s’arrête la majeure partie de ses compagnons. Il embarque avec l’abbé Cavelier, frère du grand explorateur, pour faire route vers la France où il aborde le 9 octobre 1688. Les deux compères viennent s’installer à Rouen où, gardant un pieux souvenir de Cavelier de la Salle dont ils avaient partagé les aventures, ils en racontent en la déplorant, sa fin tragique et prématurée. Juste avant de mourir, Joutel publiera une relation de son voyage sous le titre de «Journal historique du dernier voyage que feu M. de La Salle fit dans le golfe de Mexique, pour trouver l’embouchure, & le cours de la riviere de Mississippi , nommée à present la riviere de Saint Louis, qui traverse la Louisiane. Où l’on voit l’histoire tragique de sa mort, & plusieurs choses curieuses du Nouveau monde».
