Le
2eme Forum du Grenelle de l’Estuaire s’est tenu le 1er décembre à Deauville.
Plus de 400 personnes, élus, représentants associatifs, chefs d’entreprises,
décideurs, ont participé à l’événement qui, à défaut de grandes annonces, aura
permis à chacun de mesurer toute la synergie qui se créé autour de cette « réalité
géographique essentielle » qu’est l’estuaire. « Il y a deux ans, a noté
Antoine Rufenacht, commissaire général pour le Développement de la Vallée de
la Seine, avant le discours du président de la république sur le Grand Paris,
qui aurait imaginé cette mobilisation ?
Aujourd’hui, faisons en sorte que nos projets aboutissent dans les meilleurs
délais. » Ainsi l’ancien maire du Havre n’a -t-il pas caché son souhait de
voir la ligne ferroviaire Grande vitesse Paris-Rouen-Le Havre, colonne vertébrale
du développement de l’axe Seine, placée sur les rails avant l’échéance présidentielle.
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Un premier bilan a été dressé sur les travaux du Grenelle
en cours. Sans les citer tous, retenons deux axes concernant la mobilité,
des liaisons rapides et cadencées entre Caen – Le Havre et Honfleur-Le Havre
ont été évoquées. Des projets se dessinent autour du cyclotourisme, à l’image
de ce que connait la Loire et ses 800 kilomètres d’itinéraire balisé et sécurisé.
Concernant le tourisme, Philippe Augier, maire de Deauville a évoqué cette « économie
du futur dont les flux vont doubler dans le monde dans les 15 ans à venir. »
L’estuaire a un rôle capital à jouer, au cœur de cette région Normandie connue
universellement. De nombreuses actions de sensibilisation vers les acteurs du
tourisme , le public et les élus sont en projet ou en cours. « Les grands
événements sont également des leviers stratégiques : « notre projet en 2013,
de rassembler les responsables des estuaires du monde offrira une notoriété
mondiale à notre estuaire de la Seine » .
Ce forum a également été l’occasion de rappeler les enjeux nationaux de l‘estuaire,
« cause nationale qui va dans le sens de l’intérêt de la France. »
Des pistes de réflexion ont été évoquées sur l’écologie industrielle,
la santé-environnement, l’agriculture, la notion de Paris, ville-monde mais
aussi la gare du Havre ou encore la notion de « parc estuarien » (Antoine
Grumbach). On a enfin beaucoup parlé d’activité portuaire et maritime : pour
Laurent Castaing, président du directoire du Grand port maritime du Havre, « le
danger consisterait à ne pas savoir organiser notre port et notre estuaire face
au développement de l’Ile de France et de Paris, ville-monde« . A ce sujet,
si aujourd’hui, la réalité à l’échelle européenne place la Normandie à l’écart
des grands réseaux de transport, des solutions se profilent qu’il faut savoir
saisir ensemble, car le train ne passera pas deux fois. Les débats se sont achevés
sur la notion de Pôles métropolitains qui contribueraient à structurer les projets
évoqués.
Rappelons que le Grenelle de l’Estuaire , lancé en 2008 par les élus normands,
constitue une démarche unique en France . L’objectif est de faire ensemble de
l’estuaire un modèle de développement durable, dans un monde en
pleins bouleversements. Une charte du Grenelle de l’Estuaire a été
signée en 2009 qui engage les membres du Grenelle à travailler
sur le tourisme, le pole d’intelligence territoriale, la santé-environnement,
la mobilité et l’écologie industrielle.