Trente ans de réclusion pour la jeune fille qui avait tué une camarade

“Constance Roullet risquait la perpétuité mais les jurés ont tenu en partie compte de l’avis des psychiatres et des psychologues pour lesquels l’accusée souffrait d’une pathologie “proche de la psychose” et que son discernement était “altéré” au moment du drame, le 8 janvier 2009″, a noté l’AFP jeudi soir dans une brève relayée sur le site Internet du Parisien.
L’avocat général Michel Senthille avait requis 30 ans de réclusion, assortis d’une période de sûreté de 15 ans que n’ont pas retenue les jurés. Il avait estimé que l’accusée avait prémédité son acte, en faisant valoir des notes écrites de sa main décrivant le mode opératoire qu’elle allait utiliser le 8 janvier 2009, jour du drame.
De son côté, l’avocate de l’accusée, Me Christine Sevestre-Bedard, avait réclamé l’indulgence des jurés en estimant que l’origine du drame n’était pas “la rivalité amoureuse” mais “la maladie mentale”.
La cour a par ailleurs condamné à 10 ans de réclusion un camarade de Constance, Charles Mangolte, 23 ans, accusé de complicité. L’avocat général avait réclamé 18 ans de réclusion à son encontre tandis que son avocat Me Etienne Noël avait plaidé l’acquittement.
Au cours des débats, la jeune fille, qui reprochait à sa “meilleure amie” Camille Verdebout, 18 ans, d’entretenir une relation amoureuse avec son ex-petit copain, a rejeté toute idée de préméditation. “Je l’ai giflée et ça s’est enchaîné”, a-t-elle dit, en évoquant les multiples coups de couteau et de marteau qu’elle a portés à Camille après l’avoir attirée à son domicile.
De son côté, Charles Mangolte, qui était accusé d’avoir porté un couteau et un marteau à la meurtrière, avait nié l’accusation, reconnaissant simplement avoir été présent lors du drame et avoir fait preuve de “passivité” face à la violence de Constance.
Tous deux ont exprimé leurs regrets à la famille de la victime. “Je sais que vous êtes en totale souffrance. Je sais que j’ai détruit trois familles. C’est un acte que je ne comprendrai jamais. J’assume ce que j’ai fait mais sachez que je reste un être humain”, a déclaré Constance Roullet.
De leur côté, les parents de Camille, qui ont fait preuve d’une grande dignité et de retenue depuis l’ouverture des débats, ont dit qu’ils ne ressentaient pas de “haine” mais beaucoup d’incompréhension et de colère. “Elle nous manque terriblement”, a déclaré à la barre le père de la victime.

Source AFP

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