Qu’elle est belle ma ville la nuit !

Tour EDF












LE HAVRE

Vu par Doris : Le Havre, la nuit, pour moi, cela reste immuablement la vue imprenable de mon HLM rue Marcel Cachin face au collège Guy Môquet sur la zone industrielle. Il y avait bien sûr les deux tours de la Centrale Thermique EDF mais aussi les flammes de l’ex-SFR. Et puis surtout, les lumières de la zone. À Caucri, c’est Noël tous les soirs  !
Autre lieu, autre impression, la rentrée au Havre par Mont-Gaillard. En revenant d’Octeville par exemple. Là on peut opter pour la version fastoche, en longeant la rue Louis-Blériot qui vous emmènera via Saint-Adresse vers le boulevard Albert 1er. Et puis, il y a la version moins téléphonée mais plus urbaine consistante à prendre la D147 qui vous permet d’aborder le Mont-Gaillard en laissant croître à l’horizon cette zone des lumières de la cité. La rue du Bois au Coq en enfilade, au temps où les travaux du tramway laissaient libre cours aux ballades nocturnes fluides, nous permettait de passer de la ville haute à la ville basse en un rien de temps. Englouti par le tunnel Jenner, le noctambule découvre ensuite cette vue plongeante sur le cours de la République. On adore.
Autre entrée remarquable de quartier, celle par Soquence en empruntant la rue de Verdun. Dressez le regard pour découvrir enfouie sur les hauteurs la mystérieuse Vierge Noire. N’hésitez pas à emprunter la côte du même nom (en réalité route de l’Abbaye) et à faire un stop pour observer un panorama d’exception.
Enfin, une balade en voiture agréable : celle qui permet de relier la zone portuaire à la ville par les Champs-Barrets. Le Havre, la nuit, ce sont des âmes qui dorment et des recoins qui se sillonnent pour le plaisir d’atmosphères tour à tour tendues, étranges, pesantes, mystérieuses, vaporeuses…

Photo Maxime Jannin

Photo Maxime Jannin

Vu par Olivier : Festival de lumières dans le centre-ville, et pas seulement dans l’hyper-centre autour de l’Hôtel de ville, du Volcan et de Saint-Joseph. Ma balade nocturne et lumineuse commence au niveau du bassin Vauban, avec d’une part les docks éclairés, et juste sur le côté le bâtiment de la CCI et son fronton vert sur verre.
Après avoir longé le bassin Vauban (prévoir une petite laine, car le vent marin s’engouffre par les bassins de la Manche et de l’Eure), il faut passer le pont Vauban pour se retrouver sur le quai de Lamblardie. Autour du bassin du Commerce, c’est comme un concours d’illuminations et de couleurs entre l’hôtel Mercure (rouge), la passerelle François Le Chevalier (blanche) et le Pasino (multicolore). Au fond, le Volcan et le monument aux morts ont droit eux aussi à leurs rais de lumière.
Avant de revenir vers l’hôtel de ville (via la cathédrale) et éventuellement faire un petit tour sur le front de mer par le square Saint-Roch si on a encore les jambes, un crochet par le quartier Saint-François s’impose. Il y a, bien sûr, les lumières des restaurants, pubs et autres bars, mais aussi celles du salon des navigateurs, décoré comme un sapin de Noël, et surtout celles de la Maison de l’armateur où corniches et festons sont mis en valeur par un bel éclairage blanc ainsi que celles de l’église Saint-François. Dommage, l’Hôtel Dubocage de Bléville reste lui dans le noir…
Pour faire des économies, la Ville éteint les illuminations de Noël durant la nuit. Il est donc conseillé de revenir vers l’Hôtel de ville (en passant par les Halles et la place Perret) avant 22 heures.

La maison de l'armateur

La maison de l'armateur

Vu par Karine : Une nuit comme un premier souvenir de mon ancrage havrais. Je ne me lasse pas de découvrir les différents quartiers, les différentes ambiances, les différentes personnalités du Havre, ma toute nouvelle ville d’adoption. De jour comme de nuit, je l‘arpente. Ma curiosité me rapproche de l’activité portuaire dont les formes, les bruits et les couleurs, sans compter son activité, me fascinent, moi qui viens de la terre. Un soir, le vent souffle près de l’ECLUSE FRANÇOIS 1er. Les murs des containers des parcs voisins restent impassibles alors que résonne inlassablement un bip-bip  incontournable, qui s’élève au-dessus du vent, omniprésent. Sur le quai voisin, un porte-conteneurs est amarré. Grues et cavaliers s’activent à son déchargement. À l’ambiance sonore colle le ballet de ces grands échassiers de métal qui  se croisent dans une chorégraphie parfaite pour amener les conteneurs du cargo au parc de stockage. Bip, bip, bip…Les bruits et les couleurs sont éclatants dans cette nuit sans lune. Retour vers la ville où le long de l’AVENUE LUCIEN-CORBEAU, je me replonge dans l’immensité noire. QUAI JOANNES-COUVERT, le dock flottant encore là, je prends le temps d’écouter le concert du vent qui s’insinue dans ses moindres interstices, pour apprécier encore cette orchestration résolument contemporaine. Les lueurs des bateaux lointains sont l’unique présence lumineuse de cet instant. J’aime le halo blafard dont ils enveloppent les grues Caillard des quais, majestueux hippocampes ancrés à terre. Je retrouve la pleine lumière au pied du bassin de la Manche où le ferry, The Norman Spirit, moi qui habitait Saint-François, venait chaque jour, éclairer mes nuits.  Et bientôt, ce sera le Queen Mary 2, royale lampe de chevet

Photo Maxime Jannin

Photo Canard 19

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