Cela devient une constante, les absents sont nombreux (12), seulement 17 élus de la majorité seront présents à cette séance (on s’approche à grands pas de l’absence de quorum).
La plupart des questions portent sur la fixation des tarifs 2012 des services. La majorité municipale propose une augmentation de 2,8% en moyenne tout en insistant sur difficultés des ménages qui souffrent du contexte économique ! Un paradoxe de plus, la situation est grave alors augmentons les tarifs… Pourtant faire du social c’est aussi se montrer solidaire des ménages et ne pas les pénaliser davantage.
Que dire de l’augmentation des surtaxes de l’eau, +10% pour l’eau potable et +180% pour l’assainissement ! Comme d’habitude ce n’est pas la faute de la majorité…. Pour se justifier M. Alabert nous ressert son refrain sur les branchements en plomb. NON, M. Alabert et vous le savez très bien, cette responsabilité n’incombe pas à la Ville mais à VEOLIA à qui vous avez accordé une année de contrat supplémentaire (contrats qui arrivaient normalement à échéances le 31.12.2011), ainsi qu’une augmentation de 10% de l’eau en 2008/2009. Vous M. Alalbert, si prompt à donner des leçons et à réclamer de la pudeur chez les autres, je vous renvoie à vos propres principes.
Autre question importante de ce conseil, le débat d’orientations budgétaires 2012 (D.O.B). On ne peut échapper au couplet sur la situation économique, la crise… Quand ce n’est pas de la faute de l’ancienne municipalité c’est la faute de l’Etat et nouveauté, de la Région et du Département… Il faut à tout prix trouver des coupables.
Nouveau discours invraisemblable du Maire qui se félicite de maîtriser les dépenses de fonctionnement alors qu’elles augmentent de 4% ! Encore une fois la majorité aurait dû montrer l’exemple et sa solidarité face à la crise et ne pas augmenter ses propres dépenses.
Autre paradoxe, M. Haudrechy, adjoint aux finances et présent à cette réunion, annonce 8M€ d’investissement ! Dépensons l’argent que nous n’avons pas… Bien évidemment aucune explication ne sera donnée sur la manière dont ces investissements seront financés.
J’interviens lors de ce débat d’orientations budgétaires sur trois points :
1 – La capacité d’autofinancement : l’audit de 2008 notait la faible capacité d’autofinancement de la ville d’Yvetot, ce qui n’a pas l’air de poser de problème à M. Canu et son équipe. Selon le Maire « la capacité d’autofinancement est le moyen le plus sain pour financer les investissements »… Ce D.O.B contient de nombreux tableaux sur l’évolution des bilans de fonctionnement et d’investissement de 2007 à 2011 mais bizarrement aucun tableau sur l’évolution de la capacité d’autofinancement depuis 2007. J’espère que ce tableau nous sera présenté en 2012 lors de la présentation du budget ou du compte administratif 2011…
2 – Les emprunts : chapitre très flou, on inscrit des sommes, on désinscrit, on souscrit partiellement… Mais là encore pas de problème ! Sauf qu’une fois de plus à la lecture des bilans c’est beaucoup moins évident !
3 – Troisième point qui fera débat, la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) : la ville d’Yvetot perçoit de l’Etat 780.000€ de DSU et la majorité s’en félicite ! Pour moi cette dotation me désole. Pourquoi ? Parce que cette dotation est attribuée aux 250 communes de plus de 10.000 habitants dites « pauvres ». En 2008 Yvetot occupait la 178ème place de ce classement, puis la 150ème place en 2010, et en 2011 elle occupe la 142ème place. Je souligne que c’est la preuve incontestable que depuis trois ans la ville décline et que ses habitants s’appauvrissent. Comment peut-on s’en féliciter et où va la Ville d’Yvetot ?