La Seine creuse son lit pour attirer les plus gros navires

Gagner
près de 10 millions de tonnes de trafic par an : c’est l’un des objectifs du
Grand port maritime de Rouen qui vient d’obtenir par arrêté interpréfectoral
l’autorisation de lancer des travaux de dragage dans le chenal de la Seine.
Le port normand espère ainsi conforter sa place de
leader européen
dans l’exportation de céréales. Le chantier, très
attendu, permettra d’accueillir des navires dont le tirant d’eau atteind 11,70
m
. Les vraquiers de 43 à 58 000 TPL
pourront donc bientôt remonter la Seine jusqu’à Rouen.

Les travaux de creusement de ces accès maritimes consisteront essentiellement
à araser les points hauts du chenal. Parmi
les étapes importantes figure la nouvelle zone d’évitage aménagée
au niveau d’Hautot sur Seine : conçue en 1987, elle devient trop étroite
et ne permet pas aux navires de nouvelle génération de faire demi-tour.
"Aujourd’hui, ces navires doivent rebrousser chemin […] à hauteur
de la commune de Canteleu , ce qui conduit à des escales supplémentaires
et des gènes pour l’exploitation des navires déjà à
quai dans le port"
lisait-on dans Paris-Normandie (éd. 20décembre
2011). La première tranche de travaux démarrera en janvier 2012 entre l’embouchure
de la Seine et Port Jérôme : dès juin 2012, les navires d’un tirant d’eau de
11,70 m pourront naviguer sur cette partie du fleuve.

Au total, 17% de la surface du fleuve seront dragués
entre Tancarville et Rouen, et 10% en aval de Tancarville. Côté
environemental, le port de Rouen a prévu le stockage et la valorisation
des sédiments ainsi générés.

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