Rencontre avec Fabrice Coalava

Directeur, aux côtés de Valérie Etienne, et fondateur de F2F music, Fabrice Coalava est aujourd’hui un des plus gros tourneurs d’artistes à ranger dans la famille chanson française. A son catalogue : Art Mengo, Blankass, Diane Tell, Les Rois de la Suède… Il était, mercredi soir, avec plusieurs membres de son équipe, au Trianon.
– Comment se crée un réseau reconnu Chanson française ?
– Le réseau se crée par des rencontres entre des programmateurs, diffuseurs, qui ont la même problématique de territoire, de financement, de programmation de salle identique. Ensuite, tout passe par la confiance et par les actions qui peuvent être mises en place. Ici, au Trianon, nous avons pu mettre en place des résidences. Nous en sommes à 6 ou 7. Ici, Régis n’ouvre pas son lieu toujours au même genre de musique, il offre une diversité de choix. Les réseaux se croisent et se complètent ensuite par affinité au niveau de tous ces paramètres, mais aussi par envie de défendre une certaine culture.
– La confiance entre les différents acteurs du réseau joue aussi un rôle.
– Ce qui s’est passé pour Charles Baptiste est un exemple de cette confiance. Au départ, il n’était pas convaincu, mais il a quand même travaillé avec nous et nous a permis cette résidence. Il a dit oui il y a un an. Depuis, Charles-Baptiste a été signé chez Mercury et son premier album sort à l’automne 2012.
Toutes les salles ne jouent pas le jeu des résidences. C’est lié à leur politique culturelle ou à celle de la ville où elles se situent. Quand tu mets une salle 4 à 5 jours à disposition, ça représente un coût. C’est un ivestissement dans l’aide au développement de carrière. Nous aussi nous investissons, on prend également une part de risque.
– Quels sont les intérêts d’une résidence?
– Les intérêts d’une résidence sont multiples. Pour l’artiste, c’est important. Il peut mettre en forme le travail qu’il ne peut mettre en forme chez lui, il peut également le caler avec des équipes techniques son et lumières. Ça permet des rencontres avec les régisseurs son et lumière. Je compare cela à un footballeur qui met pour la première fois les crampons. Sur scène, l’artiste peut travailler son son de plateau, mais aussi celui de façade.
Ici, Charles-Baptiste prépare son concert du 13 mars, à l’Européen, à Paris. Le but de cette date est de présenter l’artiste devant la presse et les professionnels.
– Comment avez-vous rencontré Charles-Baptiste ?
– Il y a 2 ans, j’ai reçu un mail d’un directeur artistique qui me conseillait pas d’aller voir Charles-Baptiste lors d’un concert à Paris. Nous n’étions que deux en salle, mais nous sommes restés, surpris par son énergie, sa force de persuasion. Nous sommes restés en contact avec lui, avons constaté son évolution, ses défauts qui disparaissaient, ses nouveaux titres. Nous avons été séduits de suite par un véritable personnage.

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