Du Trait au toit

Le mercredi 1er février, la Fondation Abbé Pierre a présenté son 17ème rapport annuel sur le mal-logement. Le constat est dur : 3,6 millions de mal-logés, 685 000 personnes sans domicile et, globalement, 5 millions de personnes touchées de près par la crise du logement. Ces chiffres témoignent d’une très grande précarité et d’une réelle fragilité. Ce constat mis en avant par la Fondation Abbé Pierre ne m’étonne pas vraiment. Dans mon quotidien d’élu, avec les soucis liés à l’emploi, le logement est un domaine qui alimente très souvent les rendez-vous avec les habitants. Il nourrit aussi mon emploi du temps, notamment par des rencontres régulières avec les bailleurs sociaux. C’était le cas le 20 janvier, lorsque j’ai assisté au bureau, au conseil d’administration et aux voeux d’Habitat 76. C’était encore le cas, vendredi dernier, en me rendant à la cérémonie de voeux de la SEMVIT, au Trait. Ce devait être ma 28ème ou 29ème cérémonie de voeux de l’année 2012 ! L’exercice n’en devient pas pour autant rébarbatif car chaque fois, le message est différent selon le cadre, les invités, les invitants. Cette fois-ci, nous étions dans la salle des mariages de la mairie du Trait, à l’invitation de Juan Carlos Vegas, Président de la SEMVIT. Il avait convié les partenaires de cette société d’économie mixte, créée en 1959. Un peu plus de cinq décennies plus tard, certaines choses ont évolué. Le souci de la qualité et du service rendu est resté. Aujourd’hui, la SEMVIT gère 650 logements sociaux, situés principalement au Trait, les autres se répartissant sur les communes d’Anneville-Ambourville, de Mesnil-sous-Jumièges, de Saint-Paër, de Sainte-Marguerite-sur-Duclair et de Vatteville-la-Rue. La gestion de proximité a un sens pour ce bailleur et des conséquences positives directes pour les locataires. Les élus des communes où il intervient, Jean-Marie Aline, Henri Gabrielli, Yannick Deconihout, Valère His, Patrick Simon et Jean-Claude Ropers, maires des communes concernées, s’en félicitent. Cette proximité pose aussi la SEMVIT comme un repère dans la vie des habitants du territoire. J’ai pris la parole lors de cette cérémonie. Quelques jours après le 5ème anniversaire de sa disparition, j’ai cité Henri Grouès, dit Abbé Pierre : “Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfantsauxquels vous aurez pu donner les clefs d’un vrai logement.” Le rapport annuel de la Fondation qui porte son nom montre que les listes ne sont pas encore assez longues…

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