Les musiques modernes et contemporaines, composées depuis la toute fin du XIXe siècle, sont peu jouées. Le conservatoire et l’Insa mettent fin à ce relatif silence, le temps d’un week-end. Les musiques actuelles ont leur festival Yes or Notes, la musique ancienne est mise à l’honneur le temps d’un week-end d’avril, il n’y avait pas de raison que les compositeurs de musique moderne et contemporaine ne disposent pas eux aussi d’une caisse de résonance au conservatoire de musique et de danse. Ce n’était en tout cas pas concevable pour le directeur, Joachim Leroux, qui désirait partager avec les élèves et le public, mais aussi avec nombre des professeurs, son répertoire de prédilection.
Le rendez-vous a donc été fixé aux 11 et 12 février pour un événement coorganisé avec l’Insa, l’école d’ingénieurs, au technopôle. "Je vois cette manifestation comme l’occasion d’entendre des choses rares et intéressantes, de se former l’oreille et d’obtenir des clés de compréhension. Ce sont des musiques peu jouées, réputées assez techniques et qui font l’objet de réticences. Pourtant ces trente dernières années, les compositeurs ont beaucoup œuvré pour avoir une démarche pédagogique."
Au programme donc, samedi après-midi, de 13 h 30 à 15 heures, un voyage découverte au travers différents extraits d’œuvres représentatives de ce courant musical. Puis à 15 heures, rencontre avec deux compositeurs. Le lendemain, à 14 heures, place à L’envol d’Icare, le concert-ballet d’Igor Markevitch. A 16 heures, clôture avec un concert donné par l’ensemble instrumental et vocal étudiant de l’Insa, Opus 76.
o Week-end des musiques modernes et d’aujourd’hui, samedi 11 et dimanche 12 février, à l’Insa, avenue de l’Université. Entrée gratuite. Réservations au 02 35 02 76 89.