Olivier Robineau, l’ancien batteur du groupe, nous parle de son expérience musicale et humaine ainsi que son nouveau groupe, The N.O., alors que le nouvel album de Blankass «Les chevals» sort début février.

L’ancien batteur du groupe Blankass, Olivier Robineau, est aujourd’hui installé dans la région, un peu à l’écart des projecteurs. Mieux que ça encore, il est professeur de batterie à Rouen, aux écoles de claviers, chant, basse, batterie et guitare de Rouen, rue Sainte-Marie.
15 ans de Blankass
«J’ai arrêté Blankass en 2006, quand je suis arrivé à l’école de musique. Je voulais changer de vie, j’avais envie d’autre chose. J’avais une vie, des envies, des projets. Ça faisait 15 ans que je tournais avec Blankass». Et d’ajouter : «Nous avons fait l’album «Eliot», j’ai prévenu que je faisais la tournée qui suivait et que j’arrêterais après. Ce fut un grand moment de ma vie intime et de musicien. Quand tu vis tous les jours avec les mêmes personnes, il y a comme une vie de famille qui se met en place».
Epoque définitivement révolue ? «Je n’ai pas de regrets d’avoir quitté le groupe, j’y suis toujours un peu. J’ai toujours des liens avec eux, ce sont des potes, même si on ne fait plus rien ensemble. Un jour on refera peut-être quelque chose ensemble. Il y a un lien de coeur, d’amitié. Je reste toujours en admiration devant eux».
Avec Axel Bauer
Olivier Robineau, compte également parmi ses références un accompagnement d’Axel Bauer. «C’était à l’époque où il avait sorti «Achille». Ils étaient amis avec Johan et Guillaume Ledoux (NDR : les frères créateurs de Blankass). Avec Johan, Bruno Marande (bassiste de Blankass) et moimême nous l’avons accompagné pendant quelques dates. C’est une expérience de jouer avec lui et de le rencontrer. C’est un très bon guitariste. Il a fait des tubes qui ne lui correspondent pas. C’est pour cela que ses derniers albums sont plus confidentiels. Il a voulu faire quelque chose à lui, avec un côté plus guitariste».
Equilibre musical
A cette époque Olivier Robineau prenait des cours avec Quentin Dammame pour passer un diplôme d’études musicales. «Il fallait absolument que je trouve quelque chose après Blankass, tout en restant dans le milieu musical. Je n’ai qu’une seule croyance, celle de la musique, à condition d’y trouver son équilibre». Via un ami qui officiait alors au magasin Medium musique, Olivier est mis en contact avec David Dauthieux qui cherchait un professeur de batterie pour son école. «On a eu un bon feeling ensemble. David m’a sauvé la vie»,
Thierry CHION