L’info fait se retrouve sur la toile rouennaise.
Face au malaise des agents de la CREA, dont nous nous sommes ici fait l’écho, la Direction Générale des Services de l’Agglomération commandite l’année dernière un audit des agents par un cabinet spécialisé.
Fruit d’une dizaine de groupes de travail censés « libérer la parole des agents », le rapport de 42 pages qui se voulait confidentiel se retrouve pourtant dans la rubrique téléphone rouge du Nouvel Observateur, qui en livre quelques lignes :
« Une pression forte au quotidien en provenance du président et de son cabinet », « un sentiment de non-reconnaissance de la direction, voire de mépris, pour le travail réalisé par les équipes », « une gestion des ressources humaines perçue parfois comme opaque et pas toujours équitable »…
Repris aujourd’hui dans Paris Normandie, Laurent Fabius cette fois-ci en déplacement en Israel daignera tout de même répondre par un communiqué laconique : « Il est regrettable que quelques individus mal intentionnés, en diffusant à l’extérieur des extraits particulièrement orientés d’un document de travail interne, jettent l’opprobre sur une collectivité de plus de 1.000 agents qui a le service public comme objectif prioritaire ».
Une réponse de Président pris le doigt dans le pot de Nutella, et qui se réfugie derrière les personnels en niant tout en bloc. Une méthode « made in Fabiusie » que d’autres appellent le Fait du Prince que l’on retrouve malheureusement comme le rappelle notre collègue Bruno Devaux, à la Région, au Département et à la Ville de Rouen.
Il parait que le changement c’est pour maintenant.
Alors chez nous, c’est pour quand ?