Le retour des années 80

Jean-Pierre Mader fait partie de cette bande des années 80, une véritable famille unie qui fera étape au Zénith, le 4 février. Après avoir été musicien et directeur artistique, Jean-Pierre Mader chanteur revient avec la même fraîcheur.

Côté Rouen p6

Côté Rouen : Quels souvenirs vous reste-t-il des années 80 ?

Jean-Pierre Mader : C’est un plaisir intact. Je me souviens quand je me suis entendu pour la première fois à la radio, j’étais avec un ami en voiture, vers le Jardin des Plantes, à Toulouse. On a ouvert les fenêtres et mis la musique à fond. C’est quelque chose d’incroyable.

Quand je me revois petit, ado, à écouter à la radio des groupes anglais qui me faisaient rêver… On reste un peu enfant au fond de soi-même quand on fait de la musique.

– Vous avez été directeur artistique d’une maison de disques dans les années 90. Estce que ça vous a permis de lancer d’autres toulousains ?

– Les seuls toulousains avec qui j’ai travaillé, ce sont les Fabulous Trobadors, ça m’a d’ailleurs permis de rejouer de la basse avec eux. C’était un album différent, avec un nouveau langage, mi-français, mi-occitan.

J’ai eu beaucoup de propositions dans le domaine de la chanson.

Ensuite, je me suis attaqué à des grands noms de la chanson française sans dénaturer leurs projets. C’est intéressant. J’ai fait cela pendant une dizaine d’années.


«Conserver une certaine fraîcheur»


J’ai repris la scène au début du millénaire, je suis revenu avec beaucoup d’envie et de plaisir. Oui, il y a eu des pointillés, mais ils m’ont permis de conserver une certaine fraîcheur, de ne pas m’user sur les années 80. Je vis ce paradoxe de me dire que mon passé représente aussi mon futur. Quand on est très mode, ça passe à un moment. Mais quand ça revient, c’est beaucoup plus profond. RFM Party, c’est un peu comme une bulle de champagne. Ça pétille.

– Après avoir été conseiller pour la ville de Toulouse lors de la construction de son Zénith, quel avis portez-vous sur celui de Rouen ?

– Toulouse était une des dernières grandes villes à ne pas avoir de Zénith. Je voulais faire faire quelque chose pour elle. Celui de Rouen, je n’en garde que de bons souvenirs. Il est acrobatiquement bien. Le programme des Zéniths en France vient aussi des années 80.


Propos recueillis par Thierry CHION


› A 20h15, au Zénith de la CREA, avenue des Canadiens, Grand-Quevilly. TARIFS : DE 32 À 55 EUROS.

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