Ce qui plaît dans le Kinder, c’est bien connu, c’est aussi la surprise à l’intérieur.
Et la surprise, à Rouen, c’est aujourd’hui qu’on la découvre.
Si nous avons été nombreux à nous émouvoir du contrat de partenariat signé entre la Créa et Ferrero, qui contre un chèque de 500.000 € annuel verra le nom d’un de ses produits phares orner le frontispice du Palais des Sports, on en apprend aujourd’hui un peu plus sur les dispositions diverses qui l’accompagneront et qui ont été validées le 30 janvier dernier en conseil communautaire à la lecture de Liberté Dimanche.
Ces obligations, au delà du nom, coûteront pourtant encore au contribuable, ne serait-ce que par la modification des supports que sont les plans des transports en commun et de la signalétique qui devront intégrer la nouvelle dénomination.
On rappellera que ceux qui autorisent ici cette pratique sont aussi ceux qui à grand cris d’orfraie dénoncent « le bradage du service public aux puissances de l’argent » au niveau national.
Pour notre part, nous le réaffirmons : Si nous sommes pour des partenariats par la location de salles ou de tribunes, pour la mise en place d’épreuves au nom de l’annonceur ou pour l’achat d’encarts publicitaires, nous ne pouvons accepter que des équipements, réalisés avec de l’argent public, se voient confisqués au profit d’une entreprise, aussi respectable soit-elle, pour lui servir de vitrine publicitaire.
On pourra sans doute dans cette histoire s’estimer heureux de voir que l’église du sacré coeur, située juste à côté, échappera elle, à l’appellation contrôlée, et que les maraîchers pour la Saint Fiacre, se verront dispensés de porter en procession Mon Chéri, Ferrero Rochers et autres spécialités derrière le Saint du même nom. L’honneur est sauf.
photo extraite du blog du Major
