Pour le «troisième homme» de 2007, tout se joue dans les deux prochaines semaines. François Bayrou le disait samedi à ses partisans réunis à Paris : «C’est l’heure de vérité !» Avec son entrée en campagne très droitière, Nicolas Sarkozy a ouvert un espace inespéré au centre droit. Le candidat du Modem veut s’y engouffrer en multipliant les appels solennels aux «humanistes» de la majorité. Qu’ils se réclament du gaullisme social ou de la démocratie-chrétienne, ils ne peuvent, selon lui, tolérer «la campagne de division des Français», engagée par le président sortant.