Le«Acceptez-vous les institutions de la prétendue République du Kosovo installée à Pristina?»Difficile de répondre autrement que par la négative à une question ainsi formulée lorsqu’on habite dans le nord du Kosovo, peuplé majoritairement par des Serbes qui demandent leur rattachement à la «mère patrie», la Serbie voisine. Bravant les températures glaciales et les mises en garde de la communauté internationale, les autorités de Kosovska Mitrovica (Mitrovicë pour les Albanais) ont pourtant maintenu leur référendum les 14 et 15 février. Près de 35.000 électeurs sont ainsi appelés aux urnes pour une consultation dont le résultat ne fait aucun doute -et ne sera reconnu par aucun des acteurs de la région.ur référendum sonne à la fois comme un appel au secours et un ultimatum.