“Il est bon, hein ?”, “Hollande Président !” C’est devant un public entièrement acquis, plus de 10000 militants, élus, “people” et journalistes, dans un Zénith de Rouen plein à craquer, que François Hollande, a tenu son 2e grand meeting de campagne. Rouen, terre natale du candidat socialiste pour les élections présidentielles, a ainsi reçu le “salut chaleureux d’un des vôtres qui s’est exilé depuis, un métisse corrézien-normand”.
“Nous accompagnerons François Hollande jusqu’au bout ! Nous avons besoin d’une industrie forte. Et si le Président de la République est normand, cela pourra nous permettre de redonner des moyens financiers, de formations et donc des perspectives aux petites entreprises”, a insisté le député Laurent Fabius, président de l’agglomération rouennaise, juste après l’introduction de Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

“Mon 1er engagement envers les Normands, si je suis élu président, sera de moderniser la ligne SNCF qui n’a guère évolué depuis mon époque… Il y a 30 ans”, a promis François Hollande. Hourra dans la salle !
“Mes priorités seront généralement données à la jeunesse et à l’éducation” a poursuivi le candidat PS avant de développer ses thèmes privilégiés : la relance de l’industrie et la maitrise de la finance. “Notre grande mission, sera d’accomplir une transition économique”. François Hollande a notamment parlé d’une “commission d’entreprise fixant les rémunérations des dirigeants et à laquelle siégeraient des salariés” ou encore d’une “véritable taxe sur les transactions financières et non un ersatz”.
Et tandis que Nicolas Sarkozy annonçait sa candidature sur TF1, François Hollande d’ironiser : “il aurait mieux fait de présenter ses excuses pour ce fiasco”, qualifiant la politique de son adversaire de “douloureuse pour le peuple, mais bénéfique pour ceux d’au-dessus : les importants, les dirigeants, les fortunés..” Nouvelle ovation. “La seule usine qu’il est sûr de ne pas fermer, c’est son usine à promesses !”
Une équipe socialiste soudée, donc. Dans la salle, les élus locaux, Valérie Fourneyron, députée-maire de Rouen et Didier Marie, président du conseil général de Seine-Maritime, applaudissaient chaque proposition aux côtés de l’entrepreneur de luxe et mécène français, Pierre Bergé, du prix Goncourt Erik Orsenna, de Harlem Désir, d’Emmanuel Valls ou encore d’Arnaud Montebourg… Même si ce dernier avait qualifié le candidat socialiste de “point faible” de la précédente candidate sur canal+, lors de la campagne de 2007…
Littéralement pris d’assaut lors d’un ultime bain de foule, François Hollande s’est ensuite éclipsé avec son équipe. Un peu de repos après ce marathon rouennais qui l’a conduit devant sa maison natale, au 90 rue Carmes, dans l’après-midi.
Joseph CANU
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