Les parents des écoles concernées par les risques de fermetures de classes sont bien décidés à réagir. Après Victor-Duruy et Henri-Wallon, c’est au tour de Paul-Langevin de signifier son opposition aux prévisions de l’inspection académique. Jeudi, un blocage était organisé durant la matinée, mais face à la menace de suppression de classe, les adultes, unis, ont décidé d’aller plus loin et mettent sur pied une opération "école morte" ce lundi 20 février. "Nous les parents de l’école Langevin disons NON à la politique actuelle qui vise à détruire notre système scolaire", peut-on lire sur le tract de la FCPE, la Fédération des conseils de parents d’élèves. "L’école accueillera le même nombre d’enfants, voire plus car de nombreux logements sont en construction autour de l’école. Cette fermeture de classe aurait des effets néfastes sur l’encadrement pédagogique de nos enfants : surcharge des classes, plus de classe à double niveau et abandon de certains projets pédagogiques… Quel avenir pour l’école et pour nos enfants?"
Le directeur de Paul-Langevin, Jean-Luc Démarais a fait ses comptes et constate que la règle purement comptable établie par le ministère et appliquée par l’inspection académique ne tient pas dans son école. En zone d’éducation prioritaire, il a été convenu que la fermeture s’appliquait lorsqu’il y avait moins de 23 élèves par classe, après la suppression. "Selon les effectifs recensés aujourd’hui, nous sommes à 23,08…" L’an dernier, Paul-Langevin avait déjà perdu le poste de maître E qui intervenait auprès des élèves en difficultés. Un redéploiement du Rased au niveau du secteur nous a permis de récupérer un mi-temps, mais qui ne peut intervenir qu’auprès des CP et CE1. "Pendant ce temps, nous constatons un nombre grandissant d’enfants en difficultés sur le secteur. Comment dans ces conditions les accueillir au mieux ?"